jeudi 17 mai 2018

Cela fait 27 jours que le prince héritier n’a pas fait d’apparition publique


Le 21 avril 2018, certaines sources d’information ont diffusé des images d’une vraie guerre civile : celle-ci avait pour décor des rues donnant sur le palais du prince héritier Ben Salmane, situé en pleine capitale saoudienne, Riyad. Des images mettaient en scène des chars, des blindés sur fond de bruits assourdissants des échanges de tirs.

Quelques heures plus tard, les sources indépendantes ont évoqué une tentative de coup d’État impliquant la garde nationale laquelle se serait servi des drones de combat. Les médias « mainstream », eux, ont parlé de l’assaut d’un quadricoptère, qu’aurait pulvérisé dans le ciel la chasse du palais, version qui n’a convaincu personne.

Depuis ce fameux 21 avril, plus personne n’a vu le tonitruant prince, d’habitude si prolifique en termes d’annonces et de tweets, si enclin à s’afficher en public. Et cette absence qui dure depuis 27 jours a fait des heureux :

À commencer par l’ex-prince héritier du royaume, Mohammad Ben Nayef, reclus chez lui, depuis le coup de force qui l’a bouté hors de la cour : craintif pour sa propre vie et pour la vie de ses proches, Ben Nayef s’était tu. Mais le voici sorti depuis quelques jours des limbes. Sur son compte Twitter, Ben Nayef vient d’accuser dans les termes les plus vifs Ben Salmane d’avoir détruit « des décennies d’autorité du royaume » :

« 100 milliards de dollars, c’est le montant de la fortune des investisseurs yéménites qui cherchent à l’heure qu’il est à quitter l’Arabie. Pourquoi ? À cause des politiques stériles de Ben Salmane.

Le royaume a baissé dans le classement des pays sûrs pour investir. Un État est un État lorsqu’il a le soutien de son peuple. Toute restriction ou tentative de changer l’identité d’un peuple qui y est solidement attaché, est une atteinte à sa survie. »

Mais le tweet n’en reste pas là. Il dénonce l’étroitesse de vue de Ben Salmane qui « a mis en danger le destin de l’Arabie voire son existence... La mosquée d’al-Aqsa n’a rien à envier à La Mecque en termes de l’amour et de l’attachement que lui vouent les musulmans. Aucun prince arabe ou musulman n’a osé afficher une si grande indifférence à l’égard de la Palestine, comme l’ont fait Ben Salmane et ses proches. Qods est la capitale éternelle de la Palestine ».

Que Ben Nayef ose s’exprimer aussi ouvertement sur les failles de la gouvernance de Ben Salmane, cela signifie qu’il se sent affranchi d’une contrainte, celle que représente Ben Salmane.

Les analystes relèvent aussi d’autres faits suspects qui entourent la mystérieuse disparition du successeur au trône : la visite précipitée du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, à Riyad où il a dit avoir rencontré Ben Salmane sans que la moindre image en soit diffusée, le durcissement des positions du Qatar qui jusqu’ici avait choisi plutôt de souffler le chaud et le froid pour éviter une escalade avec les Saoud, et enfin une lettre secrète adressée par Trump aux dirigeants du Conseil de coopération du golfe Persique où l’auteur se contente de réitérer tout ce qu’il a déjà dit, ce qui n’est l’usage en diplomatie américaine que lorsqu’un accident grave menace les alliés. Ces jours-ci, une information fait le tour des réseaux sociaux. Le soir du 21 avril, Ben Salmane aurait reçu deux balles et n’aurait pas survécu à l’une d’entre elles.

Source : http://www.presstv.com

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