lundi 18 septembre 2017

Une intelligence artificielle peut repérer l'homosexualité avec 90% de certitude grâce à la reconnaissance faciale


Dans sa séquence "Découverte" sur Soir Première, Alain Gerlache évoquait vendredi cette étonnante étude de chercheurs de l'Université de Stanford, publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology et disponible sur le Web: une intelligence artificielle est capable d'identifier l'orientation sexuelle d'hommes et de femmes à partir de photos de leurs visages, bien mieux que des humains, avec un degré d'exactitude allant jusqu'à 91%.
Depuis une base de données de 35.000 photos de visages

Les chercheurs se sont basés sur un corpus de 35.000 photos récoltées sur un site de rencontre américain où les profils sont publics, et où les gens affichent leurs préférences sexuelles, et ils ont fait analyser à l'intelligence artificielle les visages pour tenter d'y déceler des caractéristiques propres aux hétérosexuels et aux homosexuels.

Lorsqu'on lui présentait deux photos, l'une d'une personne homosexuelle, l'autre hétérosexuelle, l'intelligence a donné la bonne orientation sexuelle pour 81% des hommes, et 74% des femmes. Lorsqu'on lui présentait cinq photos de la même personne sous la main, ce taux de réussite grimpait à 91% pour les hommes, et 83% pour les femmes.

Avec les mêmes photos, les vraies personnes interrogées n'arrivaient à reconnaître l'orientation que pour 61 % des hommes et 54 % des femmes... Mais l'intelligence artificielle a pu traiter près de 35.000 photos afin d'arriver à ce résultat, ce qui n'est évidemment pas le cas pour les humains. Et que ces résultats s'inscrivent dans une situation où deux personnes sont présentées à l'IA, qui sait qu'une des deux est homosexuelle: on est donc dans une situation de comparaison entre deux visages.
Du bon... et du mauvais

Parmi les caractéristiques relevées, les femmes homosexuelles avaient des mâchoires plus larges et des fronts plus petits que les femmes hétéros. De leur côté, les hommes gays avaient des mâchoires plus étroites, des nez plus longs et généralement moins de pilosité.

Des résultats qui ont un bon côté, comme le relevait Alain Gerlache, "car cela tend à montrer qu'on ne devient pas, on naît et on est homosexuel", de quoi battre en brèche de fumeuses théories sur l'éducation, la maladie ou le choix.

Mais aussi un très mauvais côté relevé par les chercheurs, inquiets que leurs méthodes pourraient être utilisées pour détecter l'orientation sexuelle d'une personne sans son consentement. "Nous avons été très troublés par ces résultats et avons passé beaucoup de temps à nous demander si on devait les rendre publics. On ne voulait pas nous-mêmes rendre possibles les dangers qu'on essaie de prévenir."

Les chercheurs voient là un risque énorme pour les communautés homosexuelles et transgenres:  "Les lois de plusieurs pays criminalisent l'homosexualité, et dans huit pays, dont l'Iran, la Mauritanie, l'Arabie Saoudite et le Yémen, elle est passible de peine de mort. C'est donc crucial d'informer les politiciens, les compagnies de technologies, et plus important encore, la communauté gay, d'à quel point les technologies basées sur la reconnaissance faciale peuvent être précises."

Source : https://www.rtbf.be/

1 commentaire:

  1. Anonyme20.9.17

    « De leur côté, les hommes gays avaient des mâchoires plus étroites, des nez plus longs et généralement moins de pilosité.

    Des résultats qui ont un bon côté, comme le relevait Alain Gerlache, "car cela tend à montrer qu'on ne devient pas, on naît et on est homosexuel", de quoi battre en brèche de fumeuses théories sur l'éducation, la maladie ou le choix.
    »

    Me permettra-t-on d'avoir quelques doutes sur ce point ?
    Je suis un homme à la mâchoire légère et au nez assez long ; on me prend souvent pour un homosexuel et on me pose, tantôt adroitement et tantôt balourdement, des questions manifestement destinées à me faire révéler mes « penchants ».
    Les photos de classe montrent qu'en maternelle j'avais une mâchoire comparable à celles des autres garçons de mon âge, et un nez pas plus long que ça. J'étais le plus robuste de tous.
    J'ai subi divers abus sexuels précoces, et répétés, tous homosexuels. Ma façon de voir le monde, ma conception des choses, mon comportement, ma sensibilité, mon imagination, tout en moi en a été affecté, des années avant que je comprisse le caractère sexuel de ces actes. Je ne puis que constater que le petit garçon intrépide et très costaud que j'étais est devenu un adulte jugé efféminé (ce que je ne perçois pas par moi-même), introverti et longiligne, asthénique. La première fois que j'ai dit à une fille que j'étais amoureux d'elle, elle en a été si surprise qu'elle n'a pas pu se retenir de me faire savoir qu'elle me croyait homosexuel. Il lui a fallu des semaines à me voir me comporter avec elle pour comprendre combien tout ce qu'elle avait de féminité m'émerveillait et m'attendrissait, et me faiser brûler de désir.

    Je crois, d'après ma propre expérience, que ce que nous devenons est altéré par notre mode de vie, par notre sensibilité, et que les traits de nos visages ou nos pilosités ne sont pas moins altérés par la construction de notre personnalité et par les facteurs externes que notre résistance au froid, à l'effort, à la douleur, ou que notre musculature ou notre denture. Je crois qu'il n'y a pas de prédestination à l'homosexualité, mais une influence du monde extérieur qui nous façonne corps et âme, et tout à la fois.

    Si j'ai raison la signification de ces essais serait l'inverse de celle qu'on lui donne : la cause serait prise pour l'effet, et l'effet serait pris pour la cause.

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