jeudi 18 octobre 2018

Une imprimante 3D alimentaire dans la cantine d’une école primaire


Au Royaume-Uni, des chercheurs du Big Bang Fair ont utilisé une imprimante 3D alimentaire pour créer toute une série de plats pour des élèves. L’objectif est de les encourager à poursuivre une carrière dans le domaine des STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques). L’enseignement de l’impression 3D à l’école pourrait être une façon de faire découvrir les nouvelles technologies aux jeunes et leur montrer, à travers différentes applications, comment elle bouleverse peu à peu nos modes de production.



L’impression 3D alimentaire commence à faire parler d’elle, que ce soit pour créer des aliments adaptés à certains régimes, des plats plus créatifs ou encore pour répondre à une crise alimentaire plus large. Dans notre cas, c’est une façon d’approcher un jeune public et lui faire découvrir l’impression 3D plus largement afin de l’inciter à poursuivre des études dans cette voie-là. C’est en tout cas l’idée de l’équipe organisatrice du Big Bang Fair, un événement annuel anglais qui promeut les sciences, la technologie et les mathématiques. Après avoir réalisé une étude auprès d’étudiants, l’entreprise affirme que 71% des personnes interrogées pensent qu’il est important d’avoir accès à des technologies de pointe à l’école et 40% déclarent qu’on peut apprendre en mangeant. Elle a donc transformé le menu à l’école primaire St Helen à Canning Town en incluant une imprimante 3D alimentaire dans les cuisines.

Des plats imprimés en 3D à la cantine

Les élèves de cette école primaire ont pu goûter à différents aliments imprimés en 3D comme de la morue servie avec des haricots dans de petits hexagones de purée. Ils ont pu également apprécié des brocolis en forme d’étoiles ou un lézard au houmous et avocat. C’est l’imprimante 3D alimentaire de Natural Machines qui aurait été utilisée, la Foodini. Le fabricant espagnol s’appuie sur le principe de l’extrusion bien connue des machines à dépôt de matière fondue pour déposer, couche par couche, la pâte nécessaire à la fabrication de différents aliments.

Le projet a rencontré un certain succès auprès des élèves, assez fascinés par les capacités de la machine. Certains ont même affirmé qu’ils préféraient le goût des aliments qui sortaient de la machine. Le corps professoral était également satisfait, à l’image du retour fait par Claire O’Sullivan : “Nous sommes ravis d’avoir été sollicités par Big Bang Fair et de faire partie de son projet de plats imprimés en 3D pour les écoles. Démontrer l’utilité des STIM de cette manière est une opportunité fantastique de faire découvrir à nos élèves une technologie innovante. Rien ne les stimule davantage que de donner vie à l’apprentissage en classe.”


Le plat principal à base de poisson, haricot et purée (crédits photo : Big Bang Fair)

Une chose est sûre selon les organisateurs de cette étude, les jeunes ont envie de faire l’expérience de ces nouvelles technologies ce qui confirme le besoin aujourd’hui d’avoir des imprimantes 3D dans nos salles de classe, et ce quel que soit l’âge. Big Bang Fair aimerait réaliser cette première expérience dans d’autres établissements et inciter de nombreux jeunes à faire des études dans le domaine des STIM.


Source : https://www.3dnatives.com

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