mercredi 15 août 2018

Des scientifiques ont réussi à renverser le vieillissement sur des cellules humaines


Ralentir le vieillissement ? Un rêve imaginé par chacun d’entre nous. Une recherche sur des cellules humaines a montré que cela pourrait être possible, grâce à une simple molécule qui permet d’atténuer les dommages cellulaires dus à la vieillesse. Leurs résultats donnent de l’espoir pour de futurs traitements anti-sénescence.

Les nombreuses recherches effectuées dans le domaine de la dégénérescence cellulaire ont montré que l’une des causes principales du vieillissement était la dégradation du bon fonctionnement des cellules. Ces dernières sont moins efficacement remplacées et s’accumulent dans l’organisme, affectant également les cellules autour d’elles.

Les dysfonctionnements occasionnés favorisent des maladies telles que le diabète, la démence, où encore le cancer. De précédentes recherches avaient déjà démontré qu’il était possible de prévenir ou retarder l’apparition de maladies liées à la sénescence comme la cataracte, en retirant les vielles cellules de l’organe concerné.

Des hypothèses avaient été suggérées quant à la cause de la sénescence cellulaire, tels que l’endommagement de l’ADN, les inflammations, ou encore la dégradation des extrémités des chromosomes, appelé télomères.

Un groupe de chercheurs s’est intéressé à une cause suggérée récemment, qui serait la perte de capacité de nos cellules à activer ou désactiver des gènes au bon moment et au bon endroit.
Effectivement, plus nous vieillissons, plus la régulation de l’expression des gènes est détériorée. Toutes les cellules de notre corps possèdent le même ADN, mais certains gènes ne sont activés que dans certains organes.

Un signal active la « transcription », qui permet de synthétiser à partir d’un gène une molécule nommée ARN messager, qui contient la séquence nécessaire pour fabriquer une protéine qui devra assurer son rôle dans la cellule.

L’ARN messager subit d’abord un mécanisme d’épissage, où des séquences inutiles sont coupées par des molécules nommées « facteurs d’épissage » (il en existe plus de 300 différentes). Après cela, l’ARN ne contient que l’information nécessaire pour une synthèse, par la cellule, correcte de la protéine voulue.

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