jeudi 2 août 2018

Alexandre Benalla et les mystères de son passeport diplomatique


Trois semaines après avoir été sanctionné par ses supérieurs, Alexandre Benalla, le garde du corps d’Emmanuel Macron, s’est vu attribuer le 24 mai 2018 un passeport diplomatique.

Dans l’article qu’ils consacrent le 25 juillet dernier à l’ascension d’Alexandre Benalla, Ariane Chemin et François Krug, journalistes au Monde, font les poches du garde du corps d’Emmanuel Macron. Et surprise, mentionnent pour la première fois l’existence d’un passeport diplomatique dans le portefeuille d’Alexandre Benalla, en sus d’un badge H permettant au collaborateur d’Emmanuel Macron d’accéder librement à l’Assemblée nationale.

La liste des privilèges et des passe-droits dont bénéficie Alexandre Benalla est si importante (une Renault Talisman équipée par le garage de l’Elysée, un logement de fonction au quai Branly, une accréditation secret défense…), que personne ne prend le temps de relever cette information aussi invraisemblable qu’incongrue. Selon nos sources, aucun membre du GSPR ne dispose de ce genre de passeport. Et pourtant, Alexandre Benalla, qui est en charge de la sécurité du président, et notamment des déplacements privés d’Emmanuel Macron, bénéficie de ce précieux sésame délivré par le ministère des Affaires étrangères.

Plus troublant encore, selon les informations que Valeurs actuelles a pu recueillir, le passeport diplomatique d’Alexandre Benalla lui a été attribué le 24 mai… 2018, après que l’adjoint au chef de service de l’Elysée a achevé les quinze jours de suspension que lui a signifié Patrick Strzoda, le directeur de cabinet du président de la République et après que ses prérogatives ont été limitées et circonscrites à des fonctions de logistiques auprès du président. Trois semaines donc après avoir été « sanctionné », Alexandre Benalla se voit donc délivré un passeport diplomatique.


Etant écartée l’hypothèse d’une demande individuelle, qui, dans la chefferie élyséenne, est intervenu auprès du quai d’Orsay pour qu’il l’obtienne ? François-Xavier Lauch, son N+1, qu’aucune des deux commissions parlementaires n’a pu à ce jour auditionner ? Patrick Strzoda ? Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée ? Emmanuel Macron lui-même ? Pour quelles raisons, quand rien ne justifie dans ses fonctions qu’il puisse y prétendre ? Le mystère demeure et s’épaissit.

Source : https://www.valeursactuelles.com

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Lorsque Macron aura fini de creuser sa tombe, peut-être que les français pourront avant Noël 2018, l'y mettre et l'enterrer après l'avoir destitué de sa fonction de Président de la République Française.

    Il est important de remettre l'église au milieu du village, la charge de Président de l'Etat français n'est qu'une fonction, ce n'est pas un poste de droit divin, ni obtenu de père en fils dans une dictature familiale, comme l'était d'ailleurs un peu la royauté.

    Bien à vous.

    Thierry Poget

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