samedi 21 avril 2018

Une présentatrice de la BBC a déclaré une «guerre de l’information» à la Russie


Une journaliste de la chaîne de télévision BBC a avoué être en «guerre de l’information contre la Russie» après que l'ex-chef de la Royal Navy a mis en doute les «preuves» sur l’attaque chimique présumée de Douma en Syrie.



La remise en question par Lord West, ex-Commandant général de la Royal Navy et ministre de la Sécurité de Gordon Brown, de la position des médias mainstream sur la présumée attaque chimique perpétrée le 7 avril en Syrie, a conduit Annita McVeigh, présentatrice de la chaîne BBC, à affirmer que cette position risquait de «brouiller les cartes» dans une «guerre de l'information avec la Russie».

L’assertion selon laquelle Bachar al-Assad a ordonné l'attaque du 7 avril «sonne faux», a déclaré Lord West, se demandant quel avantage cette opération aurait pu donner à l’armée syrienne. 

Et de poursuivre: «Nous savons que par le passé des groupes islamiques ont utilisé des agents chimiques et, bien sûr, il y aurait un énorme avantage pour ces groupes à présenter ces attaques comme venant de Bachar al-Assad».

Ensuite, l’ancien commandant de la Marine a remis en question les prétendues «preuves» fournies par les Casques blancs et l’Organisation mondiale de la santé, qu'il a décrites comme «non neutres».
Il a avoué qu’il avait été soumis à des pressions pour soutenir des déclarations politiquement motivées.
«J’avais subi d’énormes pressions politiques destinées à me forcer à dire que notre opération de bombardement en Bosnie remplissait toutes sortes de missions qu’elle ne remplissait pas», a-t-il noté.
À ce moment-là, Mme McVeigh de la BBC est intervenue pour demander s’il devait exprimer sa vraie opinion.

«Étant donné que nous sommes dans une guerre de l’information contre la Russie sur tant de fronts, pensez-vous qu'il est déconseillé de le dire en public, compte tenu de votre rang, ne risque-t-on de brouiller les cartes?», a-t-elle demandé.

Selon Lord West, si Bachar al-Assad ne l’a pas fait, «c'est une très mauvaise nouvelle».

«Si M. Assad n'a pas mené cette attaque, il faut alors être clair. Je pense que la politique de notre gouvernement envers M.Assad n'a pas été intelligente depuis 2013», a conclu l’ex-chef de la Royal Navy.

Priée de commenter cette interview, la chaîne BBC a annoncé que le travail de ses présentateurs et journalistes consistait à s’assurer que tous les angles d’un débat avaient été explorés.

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