mardi 27 février 2018

L'avenir de la trêve dépendra de l'attitude des rebelles, prévient le Kremlin


L'avenir de la trêve humanitaire quotidienne annoncée par Vladimir Poutine dans la Ghouta orientale en Syrie, d'ores et déjà violée, dépendra de l'attitude des rebelles et de leurs "provocations", a indiqué mardi le Kremlin.

Interrogé sur un éventuel renforcement au delà des cinq heures quotidiennes prévues, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu: "Cela dépend de la manière dont se comportent les groupes terroristes, s'ils continuent à faire feu, s'ils poursuivent leurs provocations".

"Nous regrettons qu'en ce qui concerne la Ghouta orientale, nos vis-à-vis (les Occidentaux, ndlr) ignorent le désordre, la situation qui y est provoquée par les terroristes qui se protègent en tenant la population civile en otage", a-t-il poursuivi lors d'un point de presse, ajoutant que la Russie allait néanmoins "continuer le travail en vue de la mise en oeuvre de la résolution" du Conseil de Sécurité de l'ONU.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé lundi une "trêve humanitaire" quotidienne de cinq heures dans la Ghouta orientale, fief rebelle situé près de Damas et qui fait l'objet depuis plus d'une semaine d'une offensive meurtrière du régime.

La Russie rejette la faute sur les rebelles
Cette annonce fait suite à l'adoption à l'unanimité samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU, au terme d'âpres discussions notamment avec Moscou, d'une résolution réclamant une trêve "sans délai" de 30 jours dans tout le pays. Elle n'avait toutefois pas été suivie d'effet.

Le général russe Viktor Pankov a accusé mardi les rebelles d'avoir ouvert le feu sur le couloir humanitaire après son ouverture à 09H00 locales par l'armée russe. "Il y a actuellement des tirs intenses de la part des combattants et pas un seul civil n'est sorti" du fief rebelle, a-t-il déclaré, cité par les agences russes.

La reprise des combats dans la Ghouta orientale a été confirmée mardi par l'ONU, rendant impossible l'envoi de convois d'aide et une éventuelle évacuation des civils et des blessés.

L'offensive du régime sur la Ghouta orientale a fait plus de 560 morts parmi les civils, dont plus de 140 enfants, depuis son lancement le 18 février.

Source : http://www.7sur7.be

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