dimanche 11 février 2018

Et si la fausse affaire Hulot servait à masquer l’affaire Gallet-Macron ?


Le 1er février 2018 dans L’Heure des pros sur CNews, Pascal Praud évoquait une « très grosse affaire » politique. Il ne s’agissait pas de l’affaire Hulot. Mais en même temps si... Explication !

Souvent une affaire sort pour en cacher une autre, c’est vieux comme le monde (la Terre, pas le journal) et ça s’appelle un contre-feu, un écran de fumée. En ce vendredi 9 février 2018, deux affaires agitent le Landerneau : l’une est silencieuse, l’autre fait beaucoup de bruit. La première c’est l’affaire Mathieu Gallet, le président en poste de Radio France, qui vient de se faire révoquer par le CSA. La seconde est celle du viol présumé attribué à Nicolas Hulot. Faits & Documents a réuni des éléments qui permettent d’y voir plus clair. Le puzzle est complexe, mais il fonctionne.  








    « Les résultats et la transformation de l’entreprise engagée depuis plus de trois ans sont les meilleurs atouts de Radio France. Radio France est devenu un média global, un lieu culturel unique, elle a pris de l’avance elle est plus agile et il faut continuer »

Mathieu Gallet a donc confié les clés à Jean-Luc Vergne, le doyen du conseil d’administration du groupe radiophonique public. Pendant le passage de témoin, l’ex-président de Radio France n’a pas fait de foin : tout le monde a loué son professionnalisme et son humilité, qui lui ont permis d’accepter avec élégance la sentence du CSA. Sauf que. Sauf que Gallet, réputé très proche du président – il n’a jamais démenti la rumeur à ce sujet –, se répand dans Paris. En off, il a le droit. Et certains du camp d’en face seraient tentés de s’en emparer...

En soufflant sur le feu de la fausse affaire Hulot, les relais du pouvoir agissent en réalité au bénéfice de Macron, qui ne doit pas être touché par les ruades et cabrades éventuelles de Gallet. De plus, Hulot le non-aligné ne compte pas que des amis au gouvernement : le très moyennement fraternel Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, lui met des bâtons dans les roues depuis des mois.

Enfin, comme le disait le père de la plaignante, celle qui aurait été violée il y a 20 ans par Hulot – Seigneur, que la justice des hommes est lente – l’entretien médiatique de l’affaire permet de tenir en respect l’écologiste avec un pistolet sur la tempe. Petit avantage et message envoyé en sous-main aux partisans du Balance ton porc : on ne cède pas ou alors pas si facilement. La Schiappa en fera les frais, tant pis pour ses rêves d’égalité. D’ailleurs, on ne l’entend pas. Peut-être a-t-elle reçu des consignes.

Cherchons maintenant d’où vient le coup : on a publié ce matin l’article qui fait état de l’enquête de Laurent Valdiguié dans le tout nouvel Ebdo. Cet hebdomadaire sort donc l’affaire très opportunément au moment de se lancer. C’est de bonne guerre. Mais cela veut aussi dire que le coup peut venir de plus haut. Qui tient l’Ebdo, qui le finance ? Le projet a été monté par l’ex-secrétaire d’État socialiste Thierry Mandon et l’équipe de 35 personnes (à peu près les effectifs de Mediapart) est domiciliée dans des locaux de la mairie de Paris, rue Jacob, dans le très chic VIe.

On voit que les fées se sont penchées sur ce nouveau titre. La Lettre de L’Expansion du 2 octobre 2017 avait annoncé le projet en cours, pardon, le work in progress. Elle dévoilait que le côté éditorial de l’affaire incombait à Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, déjà à l’origine de deux réussites de presse avec les fameux mook, c’est-à-dire ces trimestriel ou semestriel entre le magazine et le livre, dénommés 6 Mois et XXI. Le Télégramme du 7 janvier 2018 focalisait sur le rôle de Mandon.

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