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Aujourd'hui,
on va revenir sur un personnage très proche de macron, cette
marionnette de la finance qu'on nous impose, notamment en bidonnant les
élections. Il s'agit de Jean-Marc Borello, dont on a déjà parlé il y a quelques années
dans un article sur un foyer pour jeunes difficiles, Les Tournelles,
dont il était administrateur et où divers abus ont été commis par Robert
Mégel, qui dirigeait l'établissement. Mais, selon plusieurs
témoignages, Mégel n'était pas le seul à abuser des jeunes dans ce
centre: des administrateurs et des visiteurs ont aussi été dénoncés.
Borello conseille macron, dont il a été
le prof à Sciences Po, depuis 3 ans. Borello est connu aujourd'hui comme
le patron d'un géant de l'économie sociale et solidaire, le groupe SOS
qui compte 15.000 salariés.
Mais il dit qu'il ne veut pas être ministre,
et on comprend pourquoi en regardant de plus près ses faits d'armes: le
scandale serait inévitable s'il accédait à ce genre de fonction. "Je serai un visiteur du soir à l'Élysée, rien de plus", affirme-t-il donc.
Des palais de la République au tribunal
Borello
serait fils d'ouvriers ou de militaire, selon les sources, puis il il
est devenu éducateur spécialisé en 1977, administrateur des Tournelles, a
rejoint le cabinet de Gaston Defferre [1] à Marseille en 1982, puis il
est chef de cabinet du patron du Club med à la délégation chargée des
nouvelles formations, tout en étant nommé en 1982 chargé de mission à la
Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).
A cette époque, il lance une asso contre la toxicomanie avec Régine
et dirige aussi des boites de nuit parisiennes (Le Palace, Regine's)
tout en étant administrateur des Tournelles. En 1998 il créé le Groupe
SOS [2], et qui fonctionne à 80% avec des contrats publics, et en 1999 il prend six mois de prison avec sursis
pour avoir été trop accueillant envers des dealers qui faisaient du
business dans ses établissements et avoir "facilité" ledit business.
"Le tribunal a, en effet, considéré que « les éléments matériels […] rassemblés
permettent de considérer que M. Borello a eu connaissance des faits de
trafic et de consommation qui se déroulaient dans son établissement ». Le soutien de Macron, poursuit le jugement, y a même « consenti » pour des raisons financières : « En fait, M. Borello apparaît comme le gestionnaire d’un groupe commercial […] dont le Palace était le “vaisseau amiral” selon son expression. Ce groupe avait besoin d’un chiffre d’affaires important que le Palace était seul à lui permettre de réaliser — la relance des afters [soirées qui se prolongent toute la matinée, NDLR] a
fait partie de cette stratégie commerciale. Pour y parvenir, la
tolérance à la présence de dealers qui étaient en même temps des
“locomotives” de clientèle était nécessaire. M. Borello y a consenti,
implicitement sans doute, mais effectivement. »
En 2000, pourtant, il reçoit la légion
d'honneur, à une époque où il est maître de conférences à Sciences Po
Paris et rencontre macron.
L'éducation par le luxe
C'est
d'ailleurs dans ces boites et restos chics que Mégel, le patron des
Tournelles, emmenait ses proies en balade car la philosophie des
Tournelles, c'était de réhabiliter les jeunes "par le luxe et le merveilleux". Les jeunes étaient aussi emmenés, régulièrement semble-t-il, au club Med, dans de grands hôtels à travers le monde etc.
Robert Mégel avait lui aussi commencé
comme instituteur, puis ses amants hauts fonctionnaires et magistrats,
mariés et discrets, lui ont permis de devenir à 25 ans “contrôleur des centres en charge des mineurs pour la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)”.
En 1970 vient la première plainte contre
Mégel, qui est alors éducateur. Classée, mais comment aurait-il pu en
être autrement vu le carnet d'adresses dudit Mégel? Pourtant, la mère de
l'ado a retrouvé Megel dans le lit de son fils, revenu d'un séjour en
Espagne avec la syphilis à l'âge de 13 ans.
Puis, Mégel (qui n'a pas son bac)
devient haut fonctionnaire au ministère de la justice, et se met en
détachement de la PJJ pour gérer Les Tournelles à partir de 1978, pour y
appliquer la "méthode Dolto" [3]. "Parce que Dolto croyait au
pouvoir du merveilleux, Noël redevient fête. Chaque année, ces jeunes
d'un milieu souvent défavorisé réveillonnent comme des adultes dans des
lieux aussi magiques que le Carlton de Cannes. Chaque été, ils voyagent à
l'étranger, découvrent le Maroc, la Tunisie ou les Etats-Unis. Et
profitent même du Club Méditerranée".
Autre témoignage sur ce luxe offert par des ambassades et par l'armée, entre autres, aux gamins du centre: " Ainsi,
les fêtes de Noël sont l’occasion d’un traitement plein d’éclat :
hélicoptère atterrissant au pied du château et débarquant un Père Noël
chargé de cadeaux, goûter offert par trente ambassades différentes
envoyant leur voiture officielle prendre les enfants, présentation dans
le parc de 35 des plus belles voitures du monde (Ferrari, Testa Rossa,
Aston Martin, Rolls, Porsch …) qui emmènent les jeunes en ballade,
voyage à Cannes et séjour dans les plus riches hôtels de la croisette…
Les séjours lors des vacances d’été ne sont pas mal non plus. Chaque
année un voyage est proposé aux quatre coins du monde : Sénégal, Maroc,
USA, Russie, Bulgarie, Canada, Tunisie, Mexique… Club Méditerranée,
Air-France, ministère des armées sont sollicités pour participer et
sponsoriser : l’action de relation publique du directeur fait merveille.
En 1975, ce sera l’avion présidentiel de Valérie Giscard d’Estaing qui
assurera le transport vers Dakkar". Un tableau qui est juste
hallucinant aujourd'hui, et des plus suspects quand on connait les
prédateurs qui gravitent dans ce genre de milieux.
"A l'origine des Tournelles, on
trouve des fonctionnaires et des magistrats qui reprennent, en 1978, un
institut médico-pédagogique en piteux état, où des enfants au crâne
rasé, logés au sous-sol du château, mangeaient dans des gamelles de
fer-blanc. Une gestion efficace et des fonds privés remettent cet
internat en état.", nous explique un article dithyrambique de L'Express, en 1993.
Parmi les éducateurs, mégel avait
recruté d'anciens "amants" sans formation, qui étaient aussi parfois
d'anciens pensionnaires. " La plupart des éducateurs avaient entre 18 et 21 ans et aucune expérience professionnelle derrière eux", a déclaré un ancien membre du personnel présent en 1994 et 1995.
L'affaire des Tournelles, largement étouffée
Arriva
ce qu'il devait arriver: d'anciens pensionnaires ont dénoncé des
maltraitances et des abus sexuels commis par le personnel ou par Mégel à
diverses occasions, notamment le soir quand un jeune devait lui amener
son plateau repas dans sa chambre ou lors des virées au club Med au
Maroc. En 1994, un signalement parvient
au Service National d’Accueil Téléphonique sur l’Enfance Maltraitée, et
dénonce des violences contre les pensionnaires, qui se dérouleraient
depuis des années.
D'autres appels suivent mais il faut attendre 1997 pour que le président
du conseil d'administration des Tournelles, un avocat ami de Mégel,
demande un avis sur ce qu'il pense être des rumeurs infondées.
"Un
journaliste l’a rencontré pour lui dire qu’il possédait un dossier
complet concernant des violences sexuelles exercées dans l’établissement
depuis des années par le Directeur Général de l’établissement, des
administrateurs ainsi que par des adultes invités de marque", selon le Journal du Droit des Jeunes n°178 d'octobre 1998 [4].
On serait donc face à un réseau pédophile organisé, classique, comme on
l'a vu dans le cas de la Casa Pia au Portugal, et dans divers
orphelinats en france et en belgique.
Les rumeurs sur les actes pédophiles de
Mégel sont devenues de plus en plus audibles à la fin des années 90, si
bien qu'un chargé de mission de la protection de l’enfance du Conseil
Général de Seine et Marne, Pascal Viret, est missionné pour organiser
une séance d'information sur la pédophilie dans le centre, séance
interrompue par Mégel qui a déclaré devant les 50 pensionnaires : "Il
faut que vous sachiez que, quoi qu’il ait pu se passer entre vous et
les gens qui s’occupent de vous, la relation qui existe est
indestructible".
Pascal Viret a subi de grosses pressions suite à son intervention dans ce dossier : "Par
ailleurs, le responsable de la Protection de l’enfance en
Seine-et-Marne, Pascal Vivet, qui a exprimé ses soupçons sur Robert
Mégel, a craint pour son emploi. Et indique ne plus compter les menaces
téléphoniques », cf. La Vie. En fait, Vivet a été viré suite à
cette affaire, et les menaces qu’il a reçues étaient carrément des
menaces de mort.
Nouveau signalement dans la foulée: "Le
19 mars 1997, le Secrétariat d’Etat à l’Action Humanitaire d’Urgence
reçoit un courrier d’un certain “ Michel ” qui dénonce des actes
d’agression sexuelle : “ j’ ai été tripoté par un vieux qui voulait que
j’enlève mon slip et m’a demandé de lui toucher le sexe. J’ ai eu très
peur mais j’ aurais été puni si je voulais pas et puis on me promettait
des sous si je disais oui ou que je partirai en voyage ” Très vite un
autre courrier suit adressé aux différentes autorités concernées qui
confirme les attouchements et même des viols. Son auteur rajoute : “Je
n’ose pas porter plainte car il sont très puissants et pourraient se
venger si ils savaient d’ailleurs Robert nous a dit qu’il était à la
justice et que rien ne lui faisait peur ”
Puis
d'autres victimes se font connaitre et la justice lance une enquête,
mais n'entend que les 150 pensionnaires passés dans le centre depuis
1994. Et mégel est libéré au bout de 5 jours de détention provisoire,
pouvant donc détruire les preuves sans difficulté et faire pression sur
les témoins et victimes.
Les renseignement généraux s'intéressent également à l'affaire,
et mentionnent des relations sexuelles entre les pensionnaires et des
adultes, dont des éducateurs et Mégel. Puis on évoque des "magistrats
versaillais" qui pourraient être impliqués. Une note dit aussi que
quelqu'un a été placé près de Perben pour étouffer le dossier quand il
était ministre de la justice (on se rappelle aussi qu'il était en poste
lors des affaires Alègre et d'Outreau, notamment).
Très vite, un comité de soutien a été
mis en place, dirigé par Jean Sallerin. Tout le conseil d'administration
de l'établissement ainsi que l'équipe ont cherché à aider Mégel, de
même que 47 familles. Le dossier du principal accusateur (celui dont les
faits n'étaient pas prescrits) a disparu, le fichier des allées et
venues de pensionnaires a été détruit par Mégel, des documents censés
montrer les difficultés sexuelles de la victime ont été antidatés par le
psy des Tournelles, qui en était aussi administrateur, Jean Tremsal...

C'est donc la victime qui a été attaquée de toutes parts, traitée de délinquant par le psy, décrédibilisée jusque dans le tribunal. Mais finalement, mégel a pris 11 ans de prison, et 12 ans en appel. Il faut dire que plusieurs anciens pensionnaires sont venus décrire
les penchants pédophiles de mégel, qu'ils avaient subis à différentes
périodes. Au total, 15 jeunes avaient dit avoir subi des abus sexuels de
la part de Mégel, dont 6 se sont dits consentants mais comme ils
étaient mineurs, ça ne comptait pas à l'époque.
On peut aussi noter que selon certains, Mégel avait déjà été cité parmi les 340 qui se rendaient
au Coral, ce lieu de vie pour mineurs où des abus sexuels ont été
dénoncés, mais qui a été étouffée car de nombreuses personnalités
politiques, des magistrats, des journalistes et des intellectuels
avaient été identifiés.
Le gratin à la rescousse de Mégel
Plusieurs éléments sont assez frappants dans cette affaire, comme les personnalités qui tournaient autour du centre et ont défendu bec et ongles la théorie de l'innocence de Mégel:
- La clique qui a siégé au conseil d'administration: Jean-Marc Borello [5], le psy Jean Tremsal (qui exerce toujours à Meaux), Philippe Sauzay, l’ancien directeur de cabinet du président Giscard d’Estaing qui était membre du conseil d’administration des Tournelles et ami de Mégel depuis 1973 [6]. Mais bizarrement, aucun des magistrats présents au CA des Tournelles n'a été appelé à témoigner au tribunal [7]. Il y avait aussi des journalistes, parmi lesquels Geneviève Moll rédactrice en chef à France 2, biographe de Mitterrand et auteure d'Yvonne De Gaulle, qui avait lancé à la victime principale "T'es qui, toi ? Tu devrais avoir honte, petit merdeux...". Elle avait crié au complot et dénoncé "l'acharnement médiatique visant Robert Mégel", et des enregistrements ont montré qu'elle a fortement contribué à faire taire ses collègues sur cette affaire. En 1997 quand l'affaire éclate, le président du CA était l'avocat parisien Michel Peisse, qui connaissait Mégel depuis les années 70 et avait domicilié son association aux Tournelles. Mais c'est lui qui aurait mis la justice sur le coup. Parmi ses soutiens, mégel pouvait aussi compter sur Françoise Gaspard, députée maire socialiste de Dreux.
- On trouvait aussi au CA, avant février 1998, un premier vice président du TGI de Paris, un substitut du procureur général et un président de chambre à la cour d'appel de Paris, divers fonctionnaires du ministère de la justice rattachés à la PJJ...
- Les personnalités qui ont cautionné Les Tournelles, comme Françoise Dolto, dont on s'est inspiré pour élaborer la pédagogie du lieu, et qui y tenait des conférences. Ou Danièle Mitterrand, qui est venue en visite avec la femme de Gorbatchev.
- Mégel s'est aussi fait dédicacer un de ses livres par François Mitterrand, "en cordial hommage".
Le business autour des Tournelles
Plusieurs
médias qui avaient suivi le procès ont décrit "les luttes de pouvoir"
pour prendre le contrôle du centre quand l'affaire a éclaté. Il a aussi
été question d'une gestion déstreuse par Mégel et de quelques millions
de dons dont on ne savait pas trop où ils ont finis. On ne sait même pas
s'il y a eu une enquête à ce sujet.
"Un rapport de l'Igas de 1998,
truffé d'erreurs selon d'anciens membres du conseil d'administration,
pointait une gestion calamiteuse. « Il ressort des investigations aux
Tournelles que le financement des projets éducatifs a servi pour des
intérêts personnels dont le principal bénéficiaire, mais non le seul,
était Robert Mégel », notait le rapporteur", lisait-on dans Le Parisien du 15 mars 2001.
Suite à la condamnation de Mégel, c'est
Philippe Sauzay qui a repris la présidence du CA, et les Tournelles ont
pu rouvrir en septembre 1998 mais le préfet a demandé la fermeture
définitive s'il n'y a pas de reprise de l'établissement par d'autres
protagonistes.
Quand le ministère de la Justice retire l’agrément
à l’association de Mégel qui gérait les Tournelles pour le refiler à
une autre asso à cause de l’affaire des viols, Mégel introduit un
recours devant le tribunal administratif. En outre, l'association de
Mégel est partie avec la trésorerie, soit 2,7 millions de francs.
Finalement, ce sont des migrants qui sont hébergés dans ce centre 4 étoiles.
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Quand on voit le nombre de témoignages à
charge contre Mégel et ses amis, le nombre de personnalités impliquées
dans le dossier, le nombre de pièces qui ont disparu ou ont été
modifiées, et quand on constate que seul mégel s'est fait coincer, pour
une seule victime, il est absolument clair que l'affaire a été largement
étouffée. Pour protéger qui? Des gens qui ont probablement continué à
agresser des enfants, puisqu'ils ont l'impunité. Toutes les
personnalités impliquées dans les Tournelles n'ont probablement commis
des agressions, mais il semble clair qu'une partie au moins l'a fait. Et
n'a même pas été inquitée.
[1] Gaston deferre a été maire de
Marseille pendant 34 ans, en plein pendant la French Connection. Il a
aussi été ministre de l'Intérieur et était en lien étroit avec le clan mafieux des frères Guérini,
qui l'aidaient à mater les grèves et les militants communistes, entre
autres. A l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981, on propose à
Borello d’intégrer la Mission interministérielle de lutte contre la
drogue et la toxicomanie, où il est vite remarqué par Gaston Defferre,
alors ministre de l’Intérieur, qui en fait son conseiller technique sur
le sujet. Gaston Defferre, maire de Marseille où la French connection battait son plein et ami du mafieux Mémé Guérini, sait certainement de quoi il parle en matière de drogues. Nick Venturi, un des gros bras de Defferre, était aussi un des piliers de la french Connection.
[2] En 2014, selon le magazine Capital, "D’un
côté, le groupe chapeaute une trentaine d’associations intervenant dans
l’accueil de toxicomanes, de SDF, de jeunes en difficulté et dans la
gestion de crèches et de maisons de retraite.De l’autre, il regroupe une
dizaine d’entreprises privées comme Altermundi, l’enseigne de
distribution de produits équitables, L’Usine, un espace événementiel
situé face au Stade de France et employant des personnes en réinsertion,
ou encore La Manufacture durable, le numéro 2 des cabinets de conseil
en développement durable, avec plus de 100 collaborateurs."
[3] Quand Les Tournelles sont lancées, après les financements, "Françoise
Dolto, appelée à la rescousse, fera le reste. Sans jamais voir les
enfants, elle encadre l'équipe, forme le personnel, des cuisinières aux
éducateurs. Aujourd'hui, la règle qu'elle a fixée est toujours appliquée", cf. L'Express du 8 avril 1993.
[4] L'une des victimes a écrit au ministre, à la police et à la gendarmerie: " Je
sais tout ce que vous faite pour les gens qui souffrent ils se trouve
que j’ai été placé dans un centre éducatif en seine et marne à
hautefeuille qui sapelle les tournelles celui qui commande c est robert
Megelle il dit qu’il fait partie de la justice mais il en profite pour
coucher ce qui se passe la bas il y a des dimanches ou certains jeunes
sont retenus les plus gentils ou les plus mignons et j en est fait parti
pour recevoir des personnalités avec qui y faut aitre très genti et se
laisser faire il parais que maintenant on peut le dire je l’ai vu a la
télé j’ai un copain qui y étais l’anné dernière qui me disait qui
filmait dans la salle video pour samuser moi j ai été tripoté par un
vieux qui voulait que jenlève mon slip et ma demander de lui toucher le
sexe j ai eu tres peur mais j aurais été puni si je voulais pas et puis
on me prometai des sous si je disais oui ou que je partirai en voyage
c’est en voyant à la télé qu on pouvait se plaindre alors je le fait
pour moi et pour ceux qui y son car j’habite maintenant pres de
coulommiers et je sais que sa continue et puis je ne sais plus ou jen
suis je ne sais pas si j’aime les hommes ou les femmes ma vie est foutu a
cause de ces obsédés. Alors merci de faire quelques chose vengé moi.
Michel"
Autre lettre qui a été à l'origine de l'affaire: "Monsieur,
J’ai
beaucoup de mal a écrire cette lettre qui me rappelle ce que j’ai vécu
avec douleur. J’ai été placé dans un centre éducatif de seine et marne
“ les Tournelles ” sous
la responsabilité de Mr Megelle nous étions consigné certains week-ends
afin de recevoir des invités parfois tres connus c’est pendant ces
jours la que nous étions obligé de faire plaisir au invités c’est a dire
de les laisser nous toucher et voir plus certains de mes copains ont
été violé mais si on se plaignai on etait puni et on nous menassait car
les educateurs ne rigoler pas. Je m’aperçois maintenant que je suis
parti que l’on peut se plaindre et qu’il n’ont pas le droit de faire
cela et on le voit a la télé merci pour ceux qui souffre de cela de
faire quelque chose et de les empecher ca fait deux ans que je suis
parti et je sais que ca continue à hautefeuille.
Merci pour
les autres bien qui en a qui sont trop béte ou trop agressifs qui ne
sont pas retenu comme mon copain Pascal. Je n’ose pas porter plainte car
il sont tres puissant et pourrait se venger si il savaient dailleurs
Robert nous a dit qu’il etait à la justice et que rien ne lui faisait
peur quand au educ ils sont trop bien payé pour s’en meler
Ils sont pedofiles ”
[5] Borello s'est beaucoup investi dans le centre, "Oui, j'ai convaincu des ministres d'aider les Tournelles", a-t-il dit au procès, "J'y ai emmené Danièle Mitterrand", et a mis de sa poche "Un repas pour 170 personnes chez Ledoyen, sur les Champs".
[6] Sauzay: Chef du cabinet du Président
Giscard d'Estaing (1974- 1978). Membre du Conseil d'Etat honoraire -
Ancien préfet - Conseil National de l'Ordre des Médecins à la Cour
supérieur d'arbitrage (2009) – Préfet de la Sarthe (1981) – Commandeur
de la légion d'honneur. C'est lui qui aurait permis à mégel d'avoir une
carrière très rapide à partir de leur rencontre en 1973, en l'intégrant
dès 1974 au cabinet d’Hélène Dorlhac, secrétaire d’Etat à la Condition
pénitentiaire.
[7] Selon Le Monde du 6 mai 2006
:"Etienne Madranges, l'un d'eux, apparaît au travers d'écoutes
téléphoniques lues à l'audience. Il a peur. Pour lui, pour
l'association, de possibles turpitudes mises au jour par les enquêteurs.
Il évoque la rémunération de Robert Mégel, «les soirées à l'Elysée
Matignon où le whisky coulait à flots», les comploteurs qui rôdent pour
mettre la main sur les Tournelles... Son interlocutrice est Colette
Kreder, ancienne directrice de l'Ecole polytechnique féminine, et
administratrice aux Tournelles."
Source : http://dondevamos.canalblog.com
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