vendredi 30 septembre 2016

Attentat de Nice : la version des autorités contestée par un document d'enquête


«Quotidien» confirme nos révélations de l'été, démontrant des failles dans le dispositif de sécurité déployé sur la promenade des Anglais. L'émission de Yann Barthès révèle également que ce ne sont pas les policiers qui ont entravé la course du camion, mais que le véhicule a calé.

Attentat de Nice : la version des autorités contestée par un document d'enquête
Dans son édition du jeudi 29 septembre, Quotidien, la nouvelle émission de Yann Barthès sur TMC, révèle de nouveaux éléments sur l’attentat perpétré par Mohamed Lahouaiej Bouhlel le 14 juillet, sur la promenade des Anglais, à Nice. Quatre-vingt-six personnes ont été tuées et plus de quatre cents blessées par la course d’un camion de 19 tonnes lancé dans une foule venue assister au feu d’artifice.

Quotidien fonde ses révélations sur un document d’enquête de la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (Sdat), qui revient minute par minute sur le déroulé des faits. Il contredit les versions livrées jusqu’ici par les autorités – ministère de l’Intérieur et ville de Nice –, comme l’a déjà révélé Libération dans ses éditions des 21 et 22 juillet.

Le samedi 16 juillet, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, déclarait sur le perron de l’Elysée, à la sortie d’un conseil de défense : «La police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais.» Avant de préciser que «des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais». Et d’assurer que c’est «par les trottoirs et de façon très violente» que le camion a réussi à s’engager sur la voie piétonne. Or, le document de la Sdat exhumé par Quotidien n’établit la présence que «d’une voiture de police nationale sur la promenade des Anglais». Voiture qui, comme nous le révélions cet été, ne se trouvait pas au barrage situé à l’angle avec le boulevard Gambetta, point d’entrée de la zone piétonne. De plus, ce véhicule ne barrait pas la route mais était garé sur le bas-côté.

Par ailleurs, Quotidien affirme que ce n’est pas l’intervention des policiers qui a mis un terme à la tuerie. C’est «un fait extérieur qui met fin à la course folle du camion», explique l’émission. Le rapport de la Sdat indique en effet que le camion s’arrête car il «cale». Quarante-trois secondes plus tard, les policiers «se trouvent derrière le camion». C’est à ce moment-là, seulement, que Mohamed Lahouaiej Bouhlel est abattu dans la cabine. Pour établir ce rapport, les enquêteurs se sont appuyés sur l’exploitation des images de vidéosurveillance, qu’ils ont saisies dans le cadre d’une réquisition judiciaire.

Source : http://www.liberation.fr

1 commentaire:

  1. Anonyme2.10.16

    pourquoi des impacts de balles sont plus nombreuses sur le côté gauche du pare-brise du camion, certains disent qu'il n'y avait qu'une personne dans le camion d'autres qu'ils étaient 2, s'il n'y avait qu'une personne cela prouve que les policiers ont fait exprès de tirer à côté pour éviter de tuer le chauffeur et étaient donc complices

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