mercredi 3 août 2016

Google et GSK s’attaquent à la médecine bio-électronique


La filiale de recherche médicale d’Alphabet (Google) vient de signer un partenariat inédit avec GSK pour guérir les maladies chroniques grâces à des appareils bio-électroniques.

Association des forces

Prenez un géant du web qui étend ses tentacules à tous les domaines, à commencer par celui de la santé (très fécond et prometteur), associez-le à l’un des leaders de la recherche médicale innovante et vous obtenez Galvani Bioelectronics.

Galvani Bioelectronics est la nouvelle entreprise co-fondée par la filiale santé d’Alphabet Inc, Verily Life Sciences, et l’un des leaders de la recherche pharmaceutique et bio-électronique, le britannique GlaxoSmithKline (GSK). Leur objectif est clair et net : développer et commercialiser les premiers médicaments bio-électroniques. Oui, vous avez bien lu, bio-électroniques. Une mission qui explique l’identité de cette nouvelle entreprise, nommée en hommage au scientifique italien Luigi Aloisio Galvani, premier à avoir mis au jour le rôle de l’électricité dans la biologie animale en 1780. Ce sont ses découvertes qui ont marqué le point de départ de l’électrophysiologie et de la médecine moderne.
Sur les sept prochaines années, la nouvelle société bénéficiera de 637 millions d’euros de fonds pour financer sa recherche.

D’après GSK, la médecine bio-électronique est un champ naissant de la discipline. Il vise directement à soigner une grande variété de maladies chroniques, celles qui sont les plus coûteuses et les plus lourdes pour les patients et les assureurs. L’idée est de fabriquer des appareils minuscules capables de s’implanter dans les corps des patients pour modifier le cours des signaux électriques circulant dans les nerfs. Ces mini-décharges électriques devront palier les irrégularités du fonctionnement nerveux causées par certaines maladies chroniques.

A Moncef Slaoui, actuel président de la branche Vaccins de GSK et futur président du conseil d’administration de Galvani Bioelectronics d’expliquer que “la plupart des activités du corps humain sont en fait contrôlées par des signaux électriques envoyés aux organes depuis le système nerveux, des signaux qui peuvent être corrompus par une maladie chronique. Notre vision est donc d’employer les dernières avancées technologiques et biologiques pour interpréter ces signaux et de les corriger, en cas d’irrégularités, avec des appareils miniatures attachés aux nerfs“. Cette approche complètement nouvelle propose en somme de s’attaquer à la racine du problème en corrigeant directement les effets de la maladie à sa source.

Le britannique est l’un des pionniers en la matière. Depuis 2012, il s’active à contrer les effets négatifs de l’arthrite, du diabète et de l’asthme notamment. L’équipe composée par les deux entreprises sera basée à Stevenage, au Royaume-Uni, comptera une trentaine d’ingénieurs, médecins, informaticiens et biologistes. Kris Famm, actuel président de la R&D de GSK en prendra la tête.
Leur première cible ? Démontrer le potentiel de la technologie en question en s’attaquant d’abord aux troubles inflammatoires, métaboliques et endocriniens, dont le diabète de type 2, et en développant des solutions d’appareils miniaturisés viables et fiables.

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Une discipline portée par les plus grands

Ce partenariat marque une nouvelle étape majeure pour cette discipline dont les promesses sont plus que porteuses d’espoirs pour des millions de patients. A la compréhension du corps humain de GSK, viendra se superposer l’expertise de Verily en matière de miniaturisation de composants électroniques, de développement logiciel et d’analyse de données. Son statut de numéro un du web et désormais de première capitalisation boursière au monde, Google ne cesse de s’attaquer à toujours plus de champs de la recherche : santé, téléphonie, robotique, vêtements connectés, objets connectés, voiture autonome, livraison par drones… Ces activités diverses et multiples font de lui un expert dans bien des domaines, dont les savoirs acquis dans chacun d’entre eux bénéficient en retour aux autres.
En médecine, l’américain n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il a déjà noué des relations étroites avec une filiale de Johnson & Johnson pour concevoir un robot chirurgien notamment.

D’autre part, Google ne cherche pas uniquement à concevoir des solutions hardware comme c’est le cas avec Ethicon et maintenant GSK, elle s’appuie également sur son savoir-faire unique en analyse et traitement de données grâce à des algorithmes. En effet sa filiale Deep Mind, spécialisée dans la recherche sur l’intelligence artificielle, a récemment mis la main sur les données médicales de plus d’un million de britanniques. Le but ? Analyser ces données et trouver des possibles schémas récurrents pour mieux anticiper et diagnostiquer les maladies.

Du côté de GSK, la compagnie finance déjà une trentaine de projets de recherche menés par 25 institutions, dans le cadre de son programme de R&D en bio-électronique. Elle a mis sur pied une Venture dotée de 50 millions de dollars, pour investir dans les start-up les plus innovantes du secteur et a également lancé un concours en 2013.

Google et GSK ne sont pas seuls sur ce créneau, bien des entreprises l’occupent déjà et les universitaires s’attaquent également à la question. Du fait de la miniaturisation des composants électroniques, les biotechnologies et nanotechnologies connaissent une croissance considérable.Un groupe de chercheurs coréens avait par exemple réussi à recréer des synapses artificielles, quand une équipe du MIT est parvenue à concevoir un bio-robot origami chargé de nettoyer l’estomac après ingurgitation.

Source : https://humanoides.fr

1 commentaire:

  1. Merci A L.D.V.M pour ces articles de choix toujours premiers a investiguez les sujets cruciaux "

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