mardi 10 mai 2016

UN REIN SUR UNE PUCE


Parce qu’ils filtrent notre sang, nos reins sont particulièrement sensibles aux dommages causés par les toxines dans notre sang. Voilà pourquoi l’insuffisance rénale peut se produire lorsque les gens reçoivent une dose trop élevée de certains médicaments. Alors, comment les développeurs de médicaments savent s’il est sûr ? En règle générale, c’est à travers l’expérimentation animale, bien que des chercheurs de l’Université du Michigan ont maintenant mis au point quelque chose qui pourrait être plus précis – un «rein-sur-une puce » ou « kidney-on-a-chip».



L’un des problèmes liés à l’utilisation des animaux de laboratoire est qu’ils ont tendance à traiter les médicaments avec des taux différents pour l’homme, laissant les développeurs extrapoler les résultats des tests. En revanche, le kidney-on-a-chip est dit d’imiter beaucoup plus étroitement la vitesse à laquelle les reins humains accueillent les médicaments dans la circulation sanguine.

En outre, alors que chaque animal est légèrement différent, la puce permet que des paramètres soient strictement réglementés sur une série de tests.

Le dispositif de type lame de verre contient des cellules vivantes en culture de rein humain à l’intérieur d’une membrane de polyester perméable, pris en sandwich entre les compartiments supérieur et inférieur. Des solutions contenant différentes concentrations de médicament sont introduites dans le compartiment supérieur, et sont guidés par des canaux microfluidiques pour circuler à travers la membrane et les cellules de reins, avant d’atteindre le fond. Les cellules sont ensuite examinées au microscope, pour voir comment elles se sont comportées.

Ryan Oliver, chercheur post-Doctorant a fabriqué une puce spéciale qui permet de simuler les différents organes et parties du corps dans une chambre à plasma

Outre le fait de tester différentes doses, il est aussi possible d’essayer différentes méthodes d’administration de la même dose. Dans une expérience, par exemple, les scientifiques ont simulé à la fois une haute concentration en un seul coup d’un antibiotique couramment utilisé, avec un goutte à goutte d’une faible concentration du type qui serait administré progressivement par intraveineuse. Bien que les deux méthodes ont finalement administré la même quantité de médicament, on a constaté que moins de dommages aux reins s’est produit lorsque le procédé à seul coup a été utilisé.



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