lundi 9 mai 2016

Un Québécois de 15 ans découvre une cité maya


Un jeune Québécois de 15 ans a réussi à prouver qu'il y a un lien entre la forme des constellations et l'emplacement des cités maya. Avec sa théorie, William Gadoury a trouvé une cité perdue, à la surprise des scientifiques.


À 15 ans William Gadoury découvre une nouvelle cité maya by 20Minutes

De déduction en déduction, en étudiant les livres spécialisés, l'adolescent de Saint-Jean-de-Matha a réalisé qu'il manquait une cité maya pour compléter le triangle de la constellation d'Orion.

«Il manquait l'étoile de Saiph, qui devait être représentée par une cité, dit William Gadoury avec un enthousiasme contagieux. Mais là, il y avait rien. Je me disais: est-ce que c'est moi qui ne l'ai pas trouvée à la bonne place? Est-ce qu'elle est ailleurs?"»

Il s’est précipité sur les images satellites pour confirmer son hypothèse que personne n’avait été encore émise. Ce qu’il a découvert l’a encouragé à pousser plus loin ses recherches.

«J'ai cherché avec Google Earth, j'ai trouvé quelques traces qui m'ont convaincu qu'il y avait vraiment la présence d'une cité maya», explique-t-il.

En partageant ses découvertes d'expo-science en expo-science, il est entré en contact avec l'Agence spatiale canadienne et d'autres experts ayant accès à de meilleures photos satellites.

«De savoir qu'un scientifique de l'Agence spatiale canadienne en voyait lui aussi, c'était impressionnant», a admis William Gadoury.

L’archéologue en herbe rêve maintenant du jour où il sera invité avec les scientifiques mexicains à visiter cette cité perdue dans la jungle du Yucatan.

«J'espère bien, s’exclame-t-il. C'est quand même un peu grâce à moi s'ils réussissent à y aller.»
Toutefois, l'archéologie par satellite peut parfois jouer des tours, comme le rappelle l’historienne Evelyne Ferron.

«Parfois, ce qu'on identifie, ce sont des structures ou des talus de pierres qui n'ont pas vraiment été des structures habitables, dit-elle. En Égypte, c'est arrivé.»

En attendant, William Gadoury savoure ses succès. Ce mois-ci, il participera à une exposition nationale à l'Université McGill. Ensuite, l'an prochain, ce sera une exposition internationale au Brésil. De plus, l'Institut national de la recherche scientifique veut l'aider à publier un article dans une revue scientifique.

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