samedi 23 avril 2016

L’affiche d’Info’com CGT offusque ceux pour qui la répression est toujours trop douce contre les ouvriers, lycéens, étudiants.


Contre le peuple.
Bernard Cazeneuve a écrit une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez pour dénoncer « la violence d’une campagne choquante » qui met « gravement en cause la police nationale. »


Le député LR Eric Ciotti, juge l’affiche « scandaleuse, indigne et honteuse d’un syndicat totalement discrédité » et il demande à Bernard Cazeneuve de porter plainte contre la CGT.

Christian Estrosi, président LR de PACA, s’étrangle : c’est « une honte et une provocation indigne ».



Le secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a également fustigé cette campagne contre les violences policières. Il a dénoncé « une gauchisation de la CGT » tandis que le député (écolo, à vérifier) François de Rugy reproche au syndicat de faire un amalgame en attaquant la police « dans son ensemble ».



Pour le FN, qui aime les bulletins de vote des jeunes et des travailleurs mais pas les jeunes et les travailleurs, l’affiche est « immonde ». Florian Philippot, vice-président du parti de Marine Le Pen, est « très choqué » et, lui aussi, il demande au ministère de l’Intérieur de porter plainte contre la CGT.
Bref, la violence politicarde, secondée par la violence médiatique en appelle à la violence judiciaire pour appuyer les coups de poings, de pieds, de matraques contre un peuple désarmé. Pour achever le travail.

Si la plainte est déposée, si elle aboutit, nous saurons où en est l’état d’avancement de la dictamolle (ou de la démocrature) dans « la patrie des droits de l’homme ».
Le vent mauvais qui souffle sur la France s’emploie à balayer les lanceurs d’alerte. Dans « Les provinciales » Pascal s’étonnait de cet « étrange zèle qui s’irrite contre ceux qui accusent des fautes publiques et non contre ceux qui les commettent ».

A gauche, l’avocate Raquel Garrido, porte-parole du Parti de Gauche et avocate de Jean-Luc Mélenchon, (elle a fait condamner Marine Le Pen, Jean-François Copé, Nathalie Kozsciusko-Morizet et Alain Juppé, mais aucun syndicat !) a dit comprendre « qu’un policier puisse se sentir choqué ». Mais, a-t-elle estimé, « on est dans une société démocratique qui doit accepter un certain degré de polémique ».

Même si elle est arrachée des murs et brûlée, l’affiche de la CGT restera pour toujours un moment de vérité pour les historiens qui raconteront Macron, Valls, Cazeneuve, El Khomri.


Un autre grand moment sera celui où des CRS (qui ne sont pas tous, sympathisants du FN) n’en pourront plus du rôle qu’on leur fait jouer (contre la classe sociale dont ils sont issus, probablement celle de leur famille, femme, parents, enfants) afin d’imposer, à coups de matraques, de grenades lacrymogènes et de rangers, une loi dont le peuple ne veut pas et dont François Hollande n’avait pas parlé dans son fameux discours du Bourget en 2012.

Vienne le temps où les forces de l’ordre enlèveront leurs casques et jetteront leurs boucliers dans un empilement de révolte et de fraternité.

Et c’est ainsi que Paris sera grand et que Gavroche pourra chanter sans déchoir : «  J’ai embrassé un flic ».

Maxime VIVAS
(« Toujours debouuut, rassurez-vouuuus »).

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