mardi 23 février 2016

BRETAGNE : LES ATTAQUES DE RADARS ROUTIERS S’INTENSIFIENT


La chasse semble être ouverte, une chasse qui montre bien que la grogne prend de l’ampleur, et les victimes de cette chasse ne sont autres que les radars routiers, ceux-là même qui vous flashent le plus souvent possible pour rapporter un maximum à l’état, mais pas que, puisque c’est une société privée qui gère l’entretien de ces yeux de Big Brother. Mais le fait que ces radars soient attaqués n’est qu’une partie de l’information, car nous allons voir ensuite quelle est cette société privée qui gère les radars privés, plutôt intéressant…

Bonnets rouges, épisode 2 ? Peut-être pas encore, mais les incendies et vandalismes de radars routiers reprennent en Bretagne – et pas que – à mesure que croît la grogne sociale alimentée par les tensions économiques, agricoles et identitaires. Pour rappel, à l’automne 2013 et au début de l’hiver 2014, plus de 250 radars avaient été dégradés sur les routes françaises ; parmi eux 90 avaient été incendiés. Une bonne part d’entre eux se trouvaient en Bretagne. 

Dimanche 14 février vers 5 heures du matin, des pneus ont été déposés au pied de radar de Bédée (RN12, Ille-et-Vilaine, à l’est de Montauban de Bretagne) et y ont été incendiés. Le radar a été rendu inutilisable. Toujours en Ille-et-Vilaine, il y a un mois et demi, le radar installé sur la RD44 entre Bruz et Goven avait flambé dans la nuit du 30 au 31 décembre 2015. Et dans la nuit du 4 au 5 novembre 2015, le radar du Saint (RD769, Morbihan, entre Gourin et le Faouët) avait été incendié à peine installé.

Plusieurs radars ont aussi été mis hors d’état de nuire aux automobilistes dans les environs de Nantes, entre Noël et le début du mois de janvier. Les vandales les ont tout simplement bâchés de noir. Ces radars qui ont ainsi porté la burqa plusieurs semaines d’affilée se trouvaient sur le périphérique nantais (Cheviré), l’axe Rennes Nantes (RN137 vers Héric) et l’axe Nantes-Vannes (RN165 vers le Temple-de-Bretagne).

La nouvelle tradition bretonne qui consiste à s’attaquer au racket fiscal de l’Etat sur les routes a largement débordé notre région. Elle s’exporte récemment dans le Pays Basque ou encore dans la région lyonnaise où un radar de chantier trop efficace a été dégradé à plusieurs reprises, ce qui a poussé la Préfecture à le remettre au placard en attendant de lui trouver un nouvel écosystème plus tranquille. Même le Luxembourg n’est pas épargné : alors que le Grand-Duché vient d’installer ses dix premiers radars – il n’y en avait pas jusqu’avant – l’un d’eux a déjà été vandalisé.


Il y a donc une société privée qui s’occupe de l’entretien des radars, un gros jackpot qui est financé avec notre argent donc, et à chaque radar dégradé, c’est notre argent qui atterrit dans leurs caisses.
Lors des évènements avec les bonnets rouges et les portails écotaxe en Bretagne, souvenez-vous, nous avons pu apprendre que ces derniers rapportaient plus ou moins directement à une banque du nom de Goldman Sachs, via la société Ecomouv qui gérait les portails écotaxe :

Écomouv est une joint-venture contrôlée à 70% par Autostrade per l’Italia, la répartition du reste des actionnaires de cette SAS étant Thalès (11%), la SNCF (10%), SFR (6%) et Steria (3%), partenaires arrivés après le dépôt de l’offre d’Écomouv.

Autostrade per l’Italia est une filiale d’Atlantia qui gère plus de cinq mille kilomètres d’autoroutes en Italie, en Autriche, en Pologne, en Inde, au Brésil et au Chili.

Atlantia, qui était une société publique jusqu’en 1999, est le premier groupe européen de construction et gestion d’autoroutes qui a inventé le système de télépéage sur autoroute (péage sans arrêt) et cette société de 4 milliards d’euros de CA appartient au groupe Benetton par sa holding Edizione qui détient 66,40% de Sintonia (Goldman Sachs en détient 9,98%), elle-même propriétaire à 46,41% d’Atlantia.

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Mais pour ce qui est des radars traditionnels? C’est encore la Goldman Sachs qui fait des bénéfices! Tiens donc! Mais dans les faits, il y a plusieurs sociétés qui sont impliquées dans les radars automatiques, l’une d’elle s’occupe du traitement automatisé, c’est à dire que les jolis selfies effectués avec les radars automatiques sont transformés en procès verbaux, et cela, c’est la société ATOS qui s’en occupe via le centre national installé à Rennes, un scandale bien sur oublié bien qu’énorme, cette société ATOS qui doit soit dit en passant beaucoup à la Goldman Sachs qui lui a fait prendre beaucoup de valeur ces dernières années (ici sur Capital.fr et sur Boursier.com)… Et pour pouvoir gérer ces traitements, la société ATOS a remporté des appels d’offres, tous, avec comme l’explique l’article de l’Express pointé plus haut « des dysfonctionnements répertoriés édifiants » dans un rapport de l’IGA sur le sujet.

Autre société impliquée, Docapost, une filiale de la poste qui a rejoint dernièrement l’initiative internationale RE100 qui contribue au développement des énergies renouvelables, le RE100 réunissant plusieurs groupes mondiaux dont la Goldman Sachs que l’on trouve finalement de partout…

Aujourd’hui, le RE100 regroupe 39 entreprises mondiales : Alstria; Autodesk; Aviva; BT Group; Commerzbank; DSM; Elion Resources Group; Formula E; Givaudan; Goldman Sachs; H&M; IKEA Group; Infosys; Johnson & Johnson; J. Safra Sarasin; Kingspan; KPN; Land Securities; Marks & Spencer; Mars Incorporated; Nestlé; Nike, Inc.; Philips; Procter & Gamble; Proximus; RELX Group; Salesforce; SAP; SGS; Starbucks; Steelcase; Swiss Re; UBS; Unilever; Vaisala; Voya Financial; Walmart, YOOX Group et Le Groupe La Poste.

Autre société dont les liens avec la banque américaine ne laissent aucun doutes, la SGS Group, celle-là même qui justement entretient les radars et se fait de gros sous au passage comme nous l’explique un article du Point. La SGS Group est la filiale française de la SGS de la Goldman Sachs.

Au final, l’on en revient toujours à la Goldman Sachs qui semble-t-il se trouve toujours là lorsqu’il y a de l’argent à se faire, une pieuvre financière qui apparait également dans les emprunts toxiques en France, ceux-ci reconnus illégaux, mais pourtant rien n’a été fait pour sauver l’ensemble des collectivités qui risquent toutes de finir en faillite à un moment donné…

Au final, le dilemme en devient cornélien, surtout pour les auteurs des dégradations que nous n’encourageons ni n’excusons. Laisser les radars fonctionner impose que nombre d’automobilistes vont se faire sanctionner (même si beaucoup d’entre-eux ne sont pas des chauffards), et laisser ces radars en fonctionnement en devient alors un braquage qui va profiter plus ou moins directement à la Goldman Sachs, et mettre ces mêmes radars hors d’état de nuire va également profiter à la Goldman Sachs. Quel que soit le scénario, c’est jackpot à tous les coups, trop fort…


N’oublions pas que cette banque est réellement de partout, à tous les niveaux, il suffit de s’intéresser à ses filiales, à l’ensemble de ses partenariats, de ses placements, le résultat est colossal

3 commentaires:

  1. Anonyme24.2.16

    C'est normal de s'en prendre aux radars, car comme dit le RAL BOLE c'est ce VOLE LEGALISER de l'état
    en fait cette grosse sal.prie attend la révolution sauf que l'on sait +/- qui sait et on perdra pas nos temps à attaqué des émigrés ou autre magouille, c'est eux que nous allons TUEZ !!!

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  2. Anonyme25.2.16

    le plus ignoble se situe à Montpellier où suivant l'heure à laquelle vous passez, la vitesse limitée change, là tout le monde descend...

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  3. Anonyme6.3.16

    nous devrions tous arracher ces radars dans toutes les régions c'est comme les péages aux autoroutes plus de barrières ! les milliardaires sont assez riches par ici la monnaie !

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