vendredi 15 janvier 2016

Le Dow Jones perd à nouveau 364 points et se retrouve maintenant 2200 points sous ses sommets


Mercredi fut une nouvelle journée de carnage à Wall Street. Le Dow Jones a encore baissé de 364 points, le S&P 500 a cassé à la baisse les 1900 points, et le Nasdaq a subi une baisse plus importante en terme de pourcentage que les deux autres indices précédents. Le Russell 2000 est maintenant en baisse de 22% par rapport à ses sommets et est officiellement entré en tendance baissière.

Après 13 jours, cela reste le pire début d’année de l’histoire des marchés actions, et des milliers de milliards de dollars ont déjà disparu des marchés financiers à l’échelle mondiale. Pendant ce temps là, les obligations à haut rendement continuent de s’effondrer. Celle que je surveille de près et connue sous le sigle JNK a morflé en baissant jusqu’à 33,06 alors que les investisseurs obligataires se bousculent pour sortir à tout prix. Dans le cas où vous vous poseriez encore la question, c’est exactement à cela à quoi ressemble une crise financière .

Beaucoup d’«experts» proclamaient que “les choses seraient différentes cette fois” et que les actions ne seraient pas impactées par les problèmes en défiant la gravité et ce pour toujours.
Maintenant, nous voyons que c’était complètement faux.

Alors, de combien pourraient chuter les actions au final ?

Je répète à mes lecteurs que les actions doivent encore chuter de 30 % pour arriver à un niveau considéré comme étant “normal” par rapport aux normes historiques, mais la vérité est qu’elles pourraient finalement chuter bien au delà des 30 %.

Pas plus tard que cette semaine, Albert Edwards, économiste à la Société Générale a fait les gros titres partout dans le monde avec sa prévision sur le fait que nous pourrions assister à une baisse du S&P 500 de 75 %…

Si j’ai raison, nous venons d’assister à un marché haussier cyclique au sein d’un marché baissier séculaire, alors la prochaine récession provoquera de réelles difficultés pour les investisseurs mal préparés à de nouvelles baisses sur les actions. Sur la base du ratio de Peter Shiller, le s&p 500 pourrait chuter à 550 points.

Je vais le répéter: Si je ne me trompe pas, le S&P chuterait à 550 points, soit une baisse de 75% par rapport à son sommet à 2100 points. Ce sera évidemment une catastrophe pour l’économie via l’effet de perte de richesse et tout le travail de la FED au travers des Q.E sera anéanti.

Voilà pourquoi je crois que la Fed va lutter contre ce prochain cycle baissier qui se profile avec toutes les armes disponibles, ce qui comprend les taux d’intérêt négatifs auxquels il faudra ajouter encore plus de quantitative easing (QE- planche à billets). En effet, les taux d’intérêt négatifs deviendront omniprésents.

La plupart des gens pensent qu’un marché baissier de l’ordre de 75% est impossible. Mais ces personnes avait expliqué la même chose avant la crise financière mondiale de 2008. Ces gens là comme la FED ont échoué à prévoir que la vulnérabilité de l’économie américaine la plongerait dans une profonde récession, et ce bien avant que Lehman Brothers ait fait faillite en Septembre 2008.

En dehors des marchés actions, il y a trois secteurs clés sur lesquels je veux que mes lecteurs gardent un oeil au cours des prochaines semaines…

1. Le prix du pétrole – si le pétrole continue de chuter, il provoquera des dommages catastrophiques dans le système financier. Si nous restons autour des 30 dollars le baril, nous allons avoir plus de faillites, plus de défauts, plus de licenciements et plus de carnage sur les actions liées au secteur de l’énergie. Mais bien sûr, il est tout à fait concevable que le prix du pétrole puisse facilement glisser beaucoup plus bas. Il suffit de vérifier quelques prévisions que sont en train de faire certaines des plus grandes banques au monde…

Cette semaine justement, la banque Morgan Stanley a averti qu’un renforcement du dollar américain pourrait amener le cours du pétrole à 20 dollars le baril. Pour ne pas être en reste, la Royal Bank of Scotland (RBS) a expliqué qu’un cours à 16 dollars le baril se profilait à l’horizon, en comparant le climat actuel du marché aux jours avant l’implosion de Lehman Brothers en 2008. 

La Standard Chartered pense pas que ces prévisions ne sont pas si sombres. La banque britannique a déclaré dans une dernière étude que les prix du pétrole pourraient s’effondrer jusqu’à 10 dollars le baril – un niveau sans précédent depuis Novembre 2001.

2. Junk Bonds – C’est un sujet que j’ai souligné à maintes reprises. Actuellement, nous assistons à un effondrement épique du marché des obligations à haut rendement (Junk Bonds), tout comme nous l’avions vu juste avant le grand krach de 2008. Comme je l’ai mentionné plus haut, Mercredi a été une journée particulièrement rude pour les obligations à haut rendement, et Jeffrey Gundlach semble convaincu que le pire reste à venir…

Il semblait sortir ses plus désastreuses prévisions pour le marché des obligations à haut rendement, une partie du marché sur lequel il était pessimiste depuis des années. Gundlach estime que les hedge funds qui investissent sur le marché des obligations à haut rendement font face à des risques de liquidité, s’ils sont forcés de quitter leurs positions du fait d’investisseurs inquiets de ne pas pouvoir récupérer leur argent. “Nous pourrions envisager une situation épouvantable au premier trimestre 2016,” voilà ce qu’a déclaré Gundlach lors d’une conférence téléphonique mardi auprès d’investisseurs, en se référant à des rachats.

Parce que de nombreux hedge funds opèrent avec effet de levier, Jeff Gundlach a soulevé une perspective alarmante sur le fait que ceux qui ne se rachetaient pas pourraient se retrouver avec des pertes beaucoup plus sévères que leurs résultats ne l’indiquent. Comme la Réserve fédérale américaine augmente les taux, les rachats combinés avec le resserrement des conditions de crédit pourrait créer des bouleversements majeurs en terme de prix.

3. Les marchés émergents – Nous n’avons jamais vu autant d’argent sortir des marchés émergents à un tel rythme depuis des décennies. Nous assistons à une répétition des circonstances qui avaient conduit à la crise de la dette latino-américaine des années 1980 et à la crise financière asiatique des années 1990. Seulement, cette fois, ce à quoi nous assistons à une portée véritablement mondiale, et les banquiers centraux commencent à paniquer. Ce qui suit provient de wolf Richter

“L’année dernière a été une année terrible, probablement pire que 2009,” c’est ce qu’a dit le directeur de la banque centrale du Mexique lors d’une conférence de banquiers centraux mardi à Paris. c’est la première année depuis 1988 où les marchés émergents ont vu des sorties nettes de capitaux, selon l’Institut de la finance internationale, une association de grandes banques et institutions financières mondiales, basée à Washington.

En Décembre, plus de 3,1 milliards de dollars ont fui les fonds sur les marchés émergents. En fait, ça s’aggrave en ce début d’année.

«Je n’ai pas encore de données pour la première semaine de l’année 2016, mais elles seront probablement très, très, très mauvaises”, a déclaré M. Carstens. Si les conditions ne s’améliorent pas, a t-il averti, les banques centrales des marchés émergents n’auront peut-être d’autre choix que d’adopter une approche plus «radicale» de la politique monétaire, comme en intervenant sur les obligations souveraines et sur les marchés obligataires.

En plus de tout ce que je viens de partager avec vous, nous avons eu plusieurs autres nouvelles très troublantes mercredi …

– Les marchés actions canadiens ont poursuivi leur dramatique chute et sont dorénavant officiellement entrés en tendance baissière.


Les mauvaises nouvelles fusent à un rythme extrêmement rapide maintenant. La boule de neige qui avait commencé sa descente l’an dernier a déclenché une avalanche depuis, et la panique a saisi les marchés financiers.

Mais mes lecteurs savaient tous ce qui se préparait à l’avance. Ce que nous voyons en ce moment est tout simplement le prolongement logique des tendances qui se sont accumulées pendant des mois. La crise financière mondiale qui a débuté au cours de la seconde moitié de 2015 frappe maintenant Wall Street impitoyablement, et les investisseurs sont en mode panique.

Alors que va-t-il arriver après ?

On n’a jamais vu un début d’année comme ça, il est donc difficile de le savoir. Et s’il y a une sorte d’événement déclencheur majeur dans un proche avenir, nous pourrions assister à des journées d’effondrements qui feront l’histoire.

De toute façon, la meute a été lâchée et il sera extrêmement difficile de l’arrêter.



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