mercredi 27 janvier 2016

Cette bombe à retardement menace maintenant l’ensemble du système financier mondial !


Avec la constante incertitude sur les marchés financier, aujourd’hui kingworldnews met en vedette un entretien percutant avec l’un des plus grands hommes d’affaires qui a évoqué qu’une bombe à retardement menaçait maintenant l’ensemble du système financier mondial.

James Turk: “Il y a eu un grand changement à la Réserve fédérale, Eric, et celui-ci a de profondes répercutions pour le dollar américain. Et malheureusement, ce n’est pas une évolution positive…
Ce changement assombrit les perspectives pour le dollar, et il n’a reçu que peu d’attention, voire aucune de la part des médias de masse. Jetez un oeil à ce remarquable graphique ci-dessous.


Le capital de la Fed a plongé du jour au lendemain de 58,7 milliards de dollars à 39,5 milliards de dollars. La Fed a perdu pour 19,2 milliards de ses capitaux propres. Voici un aperçu du bilan de la Fed « avant et après » pour que les lecteurs puissent faire la comparaison.


Conséquences de ce changement, l’effet de levier utilisé par la Fed, autrement dit son passif divisé par ses capitaux propres, est passé d’un niveau déjà élevé de 76,6(4496,523 milliards de dollars / 58,7 milliards de dollars) au ratio abasourdissant de 113,6 (4488,840 milliards de dollars / 39,6 milliards de dollars)

Le levier de la Fed équivaut désormais à celui de LTCM avant sa faillite

Pour mettre ces chiffres en perspective, ils sont similaires à ceux de Long Term Capital Management qui était un hedge fund apparu en 1994 et dont la quasi-faillite en 1998 fit courir un risque majeur au système bancaire international et créa des perturbations importantes sur les marchés financiers. L’effet de levier utilisé par la Fed est tellement important que les autres banques centrales leveragées, comme la BCE, semblent prudentes en comparaison.

Jamais la Fed n’a eu un effet de levier aussi important qu’aujourd’hui et il s’agit probablement de la banque la plus leveragée du monde. Il s’agit d’une évolution alarmante. Cela signifie que si la valeur des actifs de la FED baisse ne serait-ce que de 0,88 %, alors les capitaux propres de la FED seront engloutis, rendant la Fed aussi insolvable que les banques qu’elle essaie de maintenir à flot.

En réalité, la Fed est probablement déjà insolvable sur la base d’une comptabilité « mark to market » (valorisation des actifs à leur valeur réelle sur les marchés). On sait que la Fed possède dans son bilan encore beaucoup de papier qu’elle a acheté durant la crise de 2008 à des banques insolvables. Si ces actifs devaient être liquidés, le produit de la vente serait bien inférieur à leur valeur comptable. Avec la hausse des taux d’intérêt, il est probable que la valeur de marché de ses obligations à long terme ait décliné. Cependant, la Fed se garde bien de refléter ces pertes sur son bilan.

C’est pourquoi, on peut supposer que la valeur des actifs de la Fed est déjà inférieure, et sans doute même bien moindre, que les 99,12 % de leur valeur d’origine nécessaire pour assurer la solvabilité de la Fed.

Des risques énormes pèsent sur le dollar


La Fed fait peser un risque énorme sur le dollar, et plus généralement sur le système financier dans son ensemble, y compris sur les banques. C’est pourquoi il est important de comprendre pourquoi les capitaux propres de la Fed ont autant plongé.

Chaque année, la Fed verse un dividende à ses actionnaires que sont les banques, ce dividende ayant pour objectif de compenser les capitaux qu’elles ont investis. Après le versement de ce dividende, tout bénéfice supplémentaire est reversé au gouvernement américain.



Mais l’énorme versement de l’année dernière ne fut pas suffisant pour le gouvernement américain. Les politiciens en voulaient plus. Ils ont donc manœuvré via une clause peu connue du « Fixing America’s Surface Transportation Act », signé par le président Obama le 4 décembre.

Les politiciens désiraient que cette loi, prévoyant de dépenser 305 milliards de dollars en 5 ans, soit financée sans augmentation des impôts. Une telle hausse, en plus de mettre en péril le budget des ménages, n’aurait que réduit davantage la consommation. Les politiques ont donc cherché des sources de financement alternatives partout où il y avait de l’argent à gratter.

Il est important de noter que les 19,3 milliards de capital qu’ils ont pris à la Fed sont des cacahuètes par rapport à la dette fédérale de (18900 milliards de dollards – le graphique de la FED n’ayant pas été mise à jour depuis que la dette publique s’est envolée de 674 milliards de dollars au mois de novembre et sans compter que la FED avait reconnu récemment avoir retrouvé 2700 milliards de dette supplémentaire en soulevant un coin de moquette…..+ de 100.000 milliards de dollars de dette via des promesses financières non budgétisées). En clair, les 19,3 milliards sont insignifiants au regard de la dette totale du gouvernement fédérale. La source de financement de cette nouvelle loi envoie un message d’alerte. Il nous montre l’énorme pression à laquelle le gouvernement fédéral est soumis.

Une bombe à retardement qui menace le système financier mondial
La situation financière des États-Unis est tellement catastrophique que le gouvernement cherche de l’argent partout où il peut en trouver et à tout prix. L’argent pris à la Fed ne vaut pas grand chose, étant donné que ces 19,3 milliards de dollars ne représentent quasiment rien face à la montagne de dette que le gouvernement fédéral a crée elle-même.


Ce qu’il faut retenir, c’est que tandis que la Fed parle de normalisation de son bilan et envisage de revenir à un portefeuille d’actifs d’environ 850 milliards de dollars, au même niveau qu’avant la crise de 2008, la réalité est toute différente. La Fed n’a rien fait pour réduire sa voilure. L’énorme plongeon de ses capitaux propres rend son bilan encore plus anormal et inquiétant que jamais.


Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que l’or et l’argent connaissent un si bon début d’année. »



1 commentaire:

  1. Anonyme1.2.16

    provoquée par qui ? toujours les mêmes, par contre les principales sociétés vont toujours aux mêmes

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