mardi 27 octobre 2015

PIERRE JOVANOVIC : TREMBLEMENT DE BANQUE "6.66" EN SUISSE: FAILLITE DE LA BANQUE HOTTINGER UN SOIR DE PLEINE LUNE



L'héritage de l'une des plus anciennes banques suisses, la Banque Hottinger (ne pas confondre avec la Banque Hottinguer -avec un "u"- en France) installée à Zurich, Bâle, Genève et New York, a été mise en faillite hier par l'autorité bancaire helvète, provoquant une nouvelle vague de panique dans les milieux financiers mondiaux, sans parler de ses 2000 clients qui ont vu arriver la mort emporter leurs économies avec une faux (LoL). Les clients seront remboursés à concurrence de 100.000 francs suisses. S'ils avaient 2 millions de déposés, eh bien il leur reste les yeux pour pleurer et organiser une veillée funèbre.


Si les Suisses ont décidé de l'effacer de leurs liste des banques autorisées à agir sur le territoire, il va de soi que la Hottinger était irrécupérable, traduisez "totalement en faillite", traduisez encore par "l'argent des clients a disparu" (d'où mon usage de la "faux"), traduisez encore par "il a été volé par des banquiers suisses".

Car personne n'est dupe, même si le régulateur suisse a enveloppé cette faillite avec des mots doux: "le risque de surendettement de la banque est trop important et n'a plus assez de fonds propres"... 
De surendettement? Depuis quand une banque suisse est surendettée au point de finir comme la Lehman Brothers? Parce qu'aucune autre banque n'a voulu la racheter, estimant que c''était du suicide pur ?

La mort de la Hottinger veut aussi dire la mort de l'industrie bancaire suisse qui avait inventé l'honnêteté bancaire. Mais ça, c'était avant... Lisez bien ce que la Tribune de Genève ose écrire: "Quelques clients disposent d'une somme supérieure à 100.000 francs sur leur compte, et il n'est pas certain qu'ils puissent recouvrer l'ensemble de leurs avoirs. Ils ne le sauront que dans un certain temps"...

Il n'est pas certain, non plus, que les Suisses retrouvent une quelconque crédibilité bancaire, mais ça les journalistes suisses QUI N'ONT RIEN VU VENIR n'osent pas l'écrire... (c'est vous dire à quel point les journalistes économiques de la Tribune de Genève sont avant tout un ramassis d'incompétents destinés à servir la soupe au pays des banques).

Pourtant, ce ne sont pas les scandales qui ont manqué dans la galaxie suisse Hottinger, en particulier les 100 millions de francs détournés (LoL) au sein de la filiale Hottinger & Partners SA par Fabien Gaglio au profit d'un compte luxembourgeois... 

Notez au passage que le même Fabien Gaglio et son partenaire de banque Jean-François de Clermont-Tonnerre (hello JF-CT) ont reçu le prix du "Meilleur Banquier de l'Année" en 2011 avant que le détournement soit mis au jour.

LoL

Il va de soi que la banque a été nettoyée en 2008 (comme toutes les autres) par l'explosion de Wall Street le 29 septembre, témoin la transformation soudaine de la banque en SA en 2010, et ensuite sa tentative de fusion refusée en 2012 avec la banque privée Cramer de Genève. Les responsables de la banque ont levé des fonds en catastrophe en 2013 et en 2014, mais les très maigres 7,5 millions de francs récupérés (chez des fous et inconscients), et injectés dans le capital, n'ont évidemment pas suffi.

Dernier clou (en argent s'il vous plaît) dans le cercueil: en avril 2015, le directoire de la Banque Hottinger a annoncé que le Baron Hottinger (le célèbre Riton, ex-propriétaire du Groupe Drouot vendu à MU-Axa) a été "démis" de ses fonctions à 81 ans...

Et 6 mois plus tard, octobre 2015 donc, la banque est officiellement "explosée" par le gouvernement suisse qui n'avait pas d'autres choix. C'est vous dire à quel point les clients ont été volés. 

Revue de Presse par Pierre Jovanovic 

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