mardi 29 septembre 2015

La première pilule Bluetooth



La FDA va examiner l’utilisation du médicament Abilify de Proteus pour les maladies mentales. Cette pilule contient un capteur qui s’avale et envoie un signal radio à un patch connecté. Celui-ci enregistre les informations et les envoie au médecin.

Certains patients abandonnent leur traitement en cours de route. La solution : la pilule connectée qui prévient le médecin en cas d’arrêt du traitement. 

Environ la moitié des personnes ayant des maladies chroniques dans les pays développés ne prendraient par leur médicament correctement. C’est particulièrement problématique pour des personnes souffrant de troubles de la mémoire, de maladies mentales, qui abandonnent fréquemment leur traitement, entraînant des risques d’aggravation de leur état.

Mais voici que des scientifiques ont trouvé une solution pour savoir si les patients prennent bien leurs cachets correctement : un médicament intelligent qui prévient le médecin si le traitement est interrompu ou mal suivi par le malade. Comment fonctionne-t-il ? Le médicament se présente sous la même apparence qu’une pilule normale. Quand le patient prend sa pilule, elle se dissout et libère le capteur contenu dans le médicament. Le capteur envoie un signal à un patch, fabriqué par la société Proteus, qui est porté par le patient.

Le patch enregistre l’information et récolte d’autres données sur le patient, comme son activité au cours de la journée. Toutes ces informations sont transmises au patient par son téléphone portable, mais aussi, avec son consentement, au médecin. Les patients peuvent visualiser ces informations sur un logiciel de leur téléphone et le personnel de santé sur un portail web sécurisé.

Une fois dans l’organisme, le médicament se dissout et le capteur envoie un message à un patch qui enregistre l’information. 

Un médicament destiné à des patients souffrant de troubles mentaux
Cette technologie innovante combine le médicament Abilify d’Otsuka (aripirazole), prescrit dans le traitement de la schizophrénie, au capteur de Proteus. D’après un communiqué de presse de la société californienne, c’est la première fois que l’utilisation de ce type de médicaments est étudiée par la FDA (Food and Drug Administration), l’agence sanitaire en charge du contrôle et de la réglementation du médicament aux États-Unis.

Ce traitement innovant pourrait donc servir aux patients souffrant de troubles mentaux comme la schizophrénie car ces malades ont besoin de prendre leurs médicaments sur de longues périodes. Et il arrive fréquemment qu’ils arrêtent de le prendre ou qu’ils ne le prennent pas correctement.

« Aujourd’hui, les patients souffrant de maladies mentales sévères se battent pour adhérer et communiquer avec leurs équipes de soins de santé au sujet de leurs médicaments, ce qui peut influer grandement sur les résultats et la progression de la maladie, explique William Carson, de la société Otsuka, qui fabrique le médicament. Nous croyons que cette nouvelle médecine numérique pourrait révolutionner la façon dont l’adhésion est mesurée et répondre à un important besoin médical, non satisfait dans cette population. »

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