jeudi 4 juin 2015

Un génie de 19 ans imprime lui-même sa prothèse myostatique


A 19 ans, Easton LaChappelle fait son entrée dans l’univers des prothèses de demain. Le jeune homme a développé un bras bionique myostatique, c’est-à-dire contrôlé par les impulsions électriques du cerveau et non les contractions musculaires.



Après avoir rencontré une jeune fille équipée d’une prothèse à 80 000$, prix qu’il trouvait exorbitant pour les trois actions que la prothèse permettait, ce jeune homme originaire du Colorado a décidé de développer une prothèse plus intuitive et surtout moins chère. Le premier prototype n’a coûté que 350$, une broutille si l’on pense aux 8 millions de dollars qu’il a fallu à Zak Vawter pour sa jambe bionique.


Actuellement la prothèse, baptisée Anthromod, qui en est à son cinquième stade de développement, revient à un coût total de 600$. Selon son créateur, utiliser des imprimantes 3D permet justement de se rapprocher de plus en plus d’une prothèse qui ressemblerait à un bras humain, caractéristique qu’il souhaite encore développer dans les années à venir. Il espère ainsi parvenir à un design le plus humain possible.


La prothèse est commandée par un casque analysant les expressions faciales et retranscrivant les impulsions électriques, que le cerveau utilise pour contrôler les membres, en lignes de codes compréhensibles pour le membre artificiel. Les mouvements de la main s’adaptent déjà automatiquement aux poids des objets avec lesquels elle interagit, offrant ainsi plus de précision à l’utilisateur. La plupart des calculs sont effectués par les algorithmes inclus dans la prothèse, permettant ainsi une utilisation extrêmement intuitive.

Le meilleur exemple est le test que nous avons effectué avec une personne amputée. Celle-ci devait utiliser le casque sans fil d’analyse d’ondes cérébrales pour contrôler la prothèse. Il a été capable de la contrôler de façon fluide en près de 10 minutes, avec une courbe d’apprentissage qui n’en est plus une.


Selon Easton, le problème des prothèses n’est pas la technicité ou les innovations technologiques mais les coûts qu’elles impliquent, d’où l’idée d’utiliser des imprimantes 3D pour créer ses prothèses. C’est aussi pour cette raison qu’il a pris la décision de proposer les plans d’impression en Open Source. Proposer tous les schémas en libre accès permet de plus à chacun de les adapter ou de les améliorer selon ses besoins. Dans un monde où les prothèses coûtent plusieurs milliers de dollars, cette décision fait honneur à Easton LaChappelle, dont nous espérons qu’il continue longtemps à innover dans ce domaine.

Source : http://www.humanoides.fr

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