dimanche 7 juin 2015

Le syndrome d'excitation génitale persistante : une pathologie à part entière


Enquête sur le syndrome d'excitation génitale persistante, une maladie dont les causes sont mal connues et qui peut occasionner une réelle souffrance.

Etre en permanence sexuellement excitée ? L’idée peut prêter à sourire. Pourtant, le syndrome d’excitation génital permanent reste une réalité très difficile à vivre pour les patientes. Après avoir cherché à définir avec précision ce trouble, les médecins sont aujourd’hui à même de pouvoir leur proposer des traitements mieux adaptés.



Il est très difficile d’avoir des chiffres précis concernant la fréquence du syndrome d’excitation génital permanent. Cette pathologie n’a commencé à être évoquée dans la presse médicale qu’en 1994 et elle continue de revêtir un caractère « honteux ». Il est probable que le nombre de patientes soit plus nombreux que les cas rapportés. Une seule certitude : les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes.

Reconnu par un comité d’experts internationaux comme une pathologie à part entière en 2004, le syndrome d’excitation génital permanent regroupe sept symptômes, parmi lesquels :
  • des sensations non désirées ou embarrassantes d’excitation génitale en l’absence de désir ou de fantasme ;
  • des orgasmes spontanés non désirés ou embarrassants en l’absence de désir ou de fantasme ;
  • des symptômes des membres inférieurs sans repos;
  • des symptômes d’hyperactivité vésicale;
  • une aggravation des symptômes d’excitation génitale en position assise…
Pour confirmer le diagnostic, les médecins recourent à un examen clinique rigoureux associé à des examens complémentaires (IRM cérébrale et spinale, IRM et échographie pelvienne, exploration biologique).

Les causes du syndrome sont encore difficiles à établir avec certitude et diffèrent suivant les études. La maladie pourrait avoir des origines psychologiques, hormonales et/ou neurologiques. Ou encore être favorisée par des varices pelviennes ou la prise d’antidépresseurs. Côté traitements, la prise en charge peut s’appuyer sur la psychothérapie, les médicaments, notamment à base de clonazépam, la stimulation électrique transcutanée…



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