mardi 16 juin 2015

Le PDG d'Orange, porte plainte pour «menaces de mort», le hacker Ulcan soupçonné


Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a porté plainte contre X pour des «menaces de mort» et appels à la haine visant sa personne et certains de ses proches après la vive controverse causée en Israël par ses propos sur un retrait de la marque Orange de ce pays, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Richard a déposé plainte auprès du parquet de Paris la semaine dernière, avant son voyage en Israël, a indiqué une source proche du dossier. Une enquête pour «menaces de mort réitérées, appels malveillants et usage et diffusion de données permettant d'identifier un tiers et de troubler sa tranquillité», a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), un des services de la police judiciaire parisienne, selon une autre source proche de l'affaire.


«Ses données personnelles ont été mises en ligne»

«Stéphane Richard a reçu des menaces de mort sur son téléphone et ses données personnelles ont été mises en ligne sur un site internet dans le contexte de la polémique sur la présence d'Orange en Israël», a expliqué cette source. Une fois ces données rendues accessibles, il a reçu des centaines d'appels, dont des menaces de mort. France Inter rapporte que la justice soupçonnerait le hacker Gregory Chelli, connu sous le nom d'Ulcan. L'homme, qui se présente comme un «hacktiviste» et un «militant sioniste» a fait fuiter sur Facebook le numéro de téléphone du patron et revendiqué l'attaque:



Capture d'écran réalisée par @Alkanz



Contacté, le groupe Orange n'a pas souhaité faire de commentaire particulier. Richard avait provoqué une levée de boucliers en signalant, le 3 juin au Caire, que son groupe voulait retirer la marque Orange d'Israël, qui est actuellement exploitée par l'opérateur israélien Partner. Ces propos avaient été interprétés en Israël comme une initiative supplémentaire de boycott contre le pays.


Orange et Richard lui-même se sont employés depuis lors à assurer que l'entreprise voulait juste récupérer la maîtrise totale de sa marque, que son projet de désengagement n'avait rien de politique, mais était purement commercial, et qu'il ne s'appliquait qu'à la marque et non aux autres activités d'Orange dans le pays. Pour tenter de clore l'affaire, le PDG d'Orange s'est rendu jeudi en Israël et a rencontré vendredi le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

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