dimanche 17 mai 2015

Un homme avec un cancer du poumon incurable, a refusé la chimiothérapie et a vécu plus longtemps que tous ses médecins


Stamatis Moraitis, le cher « grand-père » des médias internationaux , qui ne se souvenait pas de son âge exact (98 ou 102 ans), est décédé 36 ans après que les médecins lui aient diagnostiqué un cancer du poumon incurable.

À l’époque, neuf médecins ont confirmé le diagnostic et ne lui ont donné plus que neuf mois à vivre. Dans plusieurs interviews il avait confié que le secret de sa longévité était le vin de sa propre production et les produits d’Icare. Moraïtis envisagea de rester aux États-Unis pour suivre un traitement lourd à l’hôpital. Cela lui permettrait de rester à proximité de ses enfants désormais adultes.
(Voir aussi ici La thérapie de Gerson)

Mais il a préféré retourner à Icarie, pour être enterré auprès de ses ancêtres dans un cimetière ombragé par des chênes plantés en surplomb de la mer Égée. Il a refusé la chimiothérapie et les médicaments que les médecins américains avaient prescrit. Tout ce dont il se préoccupait était son jardin et les vignes de ses parents.

« Je m’attendais à mourir, mais ça n’arrivait pas. Le soir, je marchais jusqu’à la taverne où je jouais au Backgammon et buvais du vin avec mes amis jusqu’à minuit », a-t-il dit dans une interview.
Les habitants d’une petite île grecque vivent en moyenne 10 ans de plus que le reste de l’Europe occidentale. Alors, quel est le secret de longue vie à Icare?

On pourrait penser à la vie à l’air frais, un style de vie convivial et facile à vivre. Ou bien aux légumes frais et au lait de chèvre. Ce pourrait être le terrain montagneux qui maintient en forme. Mais Stamatis Moraitis pensait à autre chose.

« C’est le vin, » dit-il, autour d’un verre en milieu de matinée. « Il est pur, rien n’est ajouté. Le vin du commerce a des conservateurs. Ce n’est pas bon. Mais le vin que nous faisons est pur. »
Selon ses documents, Stamatis est né le 1er janvier 1915. Sa maison blanchie à la chaux était entourée de ses chers oliviers, arbres fruitiers, et de ses vignes. Il faisait environ 700 litres de vin par an qu’il buvait avec ses amis, dit-il.

Il existe de nombreuses histoires comme celles-ci sur Icarie. Certaines peuvent très bien être simplement des histoires, mais ces dernières années les scientifiques et les médecins sont allés sur l’île pour connaître la véritable histoire.

Icarie doit son nom au mythe grec d’Icare, qui, selon la légende, a plongé dans la mer près de l’île lorsque ses ailes de cire et de plumes ont fondu. Depuis des siècles cette île est connue comme une destination santé en raison de ses sources chaudes naturelles.

Plus récemment, elle a été identifiée comme une « zone bleue » par l’auteur Dan Buettner et National Geographic, où les résidents jouissent d’une grande longévité. D’autres endroits incluent Okinawa au Japon, la Sardaigne en Italie, et Loma Linda en Californie.

Plus le temps passait et plus la santé de Stamatis s’améliorait. Plus de trente ans après son diagnostic, il a réalisé qu’il n’allait pas mourir d’un cancer. À 97 ans, Stamatis a eu le courage de se soumettre à un examen médical pour confirmer qu’il n’avait plus de cancer. Il voulait savoir ce qui lui était arrivé et pourquoi il n’était pas mort. Ses médecins l’ont soigneusement examiné lui et ses dossiers médicaux. Non seulement ils lui ont donné un certificat de bonne santé, mais il a également appris que tous les médecins qui avaient annoncé qu’il ne lui restait plus que 9 mois à vivre s’il ne faisait pas de chimiothérapie étaient morts, ils étaient tous morts! Pendant ce temps, Stamatis a vécu jusqu’à l’âge de 102ans, et il n’est pas mort d’un cancer!

Leçons sur la nourriture, la vie, et la longévité de l’île où les gens oublient de mourir
Il y a beaucoup de facteurs importants concernant le mode de vie des insulaires qui pourraient contribuer à leur longévité.

Même par rapport à un régime méditerranéen typique, les Icariens mangent beaucoup de poisson et de légumes, et peu de viande.

Six personnes sur dix qui ont plus de 90 ans sont toujours actifs, contre environ 20% ailleurs. La plupart des aliments sont cuits à l’huile d’olive. Beaucoup de légumes et de plantes sont cueillis sur les coteaux à des fins alimentaires et médicinales.

Beaucoup de personnes âgées consomment une sorte de tisane, « la tisane des montagnes », faite de plante séchées qui poussent sur cette île, et qui est consommée en fin de journée: il s’agit d’un mélange de marjolaine sauvage, de sauge, de romarin, d’armoise, de feuilles de pissenlit et de menthe (fliskouni), auquel on ajoute un peu de citron et qu’on sucre avec le miel des abeilles de l’île.
La plupart des plantes sauvages sont utilisées par les gens du monde entier comme remèdes traditionnels. Elles sont riches en antioxydants et contiennent également des diurétiques qui peuvent abaisser la pression artérielle.

Le Dr. Christina Chrysohou, cardiologue à la Faculté de Médecine de l’Université d’Athènes, a étudié le régime de 673 habitants d’Icare, et a découvert qu’ils consomment six fois plus de légumineuses (haricots, lentilles, pois) que les Américains, mangent du poisson deux fois par semaine et de la viande cinq fois par mois, et boivent deux à trois tasses de café et deux à quatre verres de vin par jour.

Bien entendu, la bonne santé des habitants d’Icare tient peut-être aussi à ce qu’ils ne mangent pas. La farine blanche et le sucre sont absents de leur régime traditionnel.



L’île où les gens oublient de mourir

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