mardi 12 mai 2015

Le RSI demande trop d'argent, un coiffeur ferme pour ne pas s'endetter


Une fois n'est pas coutume le RSI est de nouveau au centre d'une affaire bien triste. Heureusement que le premier Ministre, Manuel Valls, a annoncé vouloir le "supprimer". Mais ce sera trop tard pour Jean-François Boizot, coiffeur dans la ville de La Colombière. Car le RSI lui a coûté son salon qu'il a fermé fin mars 2015.

Trop de cotisations et pas assez de bénéfice

C'est le journal de Saône-et-Loire qui relate cette information : en 2008 Jean-François décide de créer son propre salon de coiffure, Jeff et moi. Le succès est au rendez-vous mais ce n'est pas non plus éclatant : 70 000 euros de chiffre d'affaires mais seulement 12 000 euros de bénéfices par an. Pas de quoi faire la vie de château.

Mais pour Jean-François les problèmes ne se sont pas arrêtés là "sur cette somme [les 12 000 euros par an], je donnais 48 % de RSI". Rapide calcul : ça fait 5760 euros pour le RSI et... 6240 euros pour lui. On est à la limite de la pauvreté... et pourtant ce n'est pas comme si Jean-François manquait de travail, au contraire.

Il avait même un employé mais il n'a pu le garder : en 2013 il le licencie mais forcément le chiffre d'affaires du salon a baissé... et avec lui le maigre bénéfice qu'il faisait.

Les banques n'ont aidé en rien...

En plus des sommes que Jean-François devait verser au RSI il y avait les frais bancaires... au journal de Saône-et-Loire il confie : "De 2010 à 2015, j’ai enregistré un total de 10 000 € de frais liés à des courriers, des découverts… Quand j’ai commencé, on avait droit à des découverts importants, ce qui permettait de jongler, mais dernièrement, je n’avais plus que 1 000 € autorisés et par conséquent, les frais, c’était tous les jours !


Difficile de continuer en ces termes. Difficile... voire impossible. Le salon est placé en liquidation judiciaire le 16 mars 2015 et fermé quelques semaines plus tard. Désormais Jean-François n'est plus "chef d'entreprise" mais simple salarié. "Je vais enfin avoir l’esprit libre et pouvoir me consacrer à mon métier et non plus à l’administratif" déclare-t-il.

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