mardi 19 mai 2015

Des petits robots grimpent aux murs en portant plus de 100 fois leur poids


Un robot extra-fort qui tire de lourdes charges

Les petits robots de cette vidéo peuvent transporter des choses qui pèsent plus de 100 fois leur propre poids.

Des robots extra-forts - construits par les ingénieurs en mécanique de l'Université Stanford, en Californie - vont être présentés le mois prochain à l'International Conference on Robotics and Automation (le Congrès international sur la robotique et l'automatisation) de Seattle, dans l'État de Washington. 



Le secret est l'adhésif que ces robots ont aux pieds. Leur conception est inspirée des geckos, dont les capacités à grimper sont légendaires dans le monde animal. Les adhésifs sont constitués de très petits picots en caoutchouc qui s'accrochent fermement au mur quand le robot grimpe. Sous la pression, les picots se courbent, leur surface augmente et donc leur adhésivité. Quand le robot relève le pied, les picots se redressent à nouveau et se détachent facilement. 

Les robots se déplacent également dans un style emprunté à la biologie. Tout comme chez une chenille arpenteuse, un patin propulse le robot en avant tandis que l'autre reste en place pour soutenir la lourde charge. Cela contribue à éviter au robot de tomber après avoir raté un pas et lui permet de se ranger sans dépenser une énergie précieuse. 

Haltérophilie

Cela en fait des robots sérieusement puissants. Par exemple, un robot de 9 grammes peut hisser plus d'un kilo en grimpant. Dans cette vidéo, il transporte StickyBot, le tout premier robot gecko du labo de Stanford, construit en 2006. 

Un autre minuscule robot grimpeur ne pèse que 20 mg, mais en transporte 500, une charge de la taille d'un petit trombone de bureau. L'ingénieur Elliot Hawkes a construit le robot à l'aide d'un microscope, et utilisé une pince à épiler pour l'assembler. 

Le plus impressionnant tour de force provient d'un robot de sol surnommé µTug. Bien qu'il ne pèse que 12 gr., il peut tirer un poids 2000 fois plus important - "comme si vous tiriez une baleine bleue", explique David Christensen - qui travaille dans le même labo. 

À l'avenir, l'équipe pense que des machines de ce genre pourraient se révéler utiles pour tirer de lourdes charges dans les usines ou sur les chantiers de construction. Elles pourraient aussi être utiles en cas d'urgence : par exemple, une d'entre elles pourrait amener une échelle de corde à une personne coincée à un des derniers étages d'un immeuble en feu. 

Mais pour ce genre de tâche, les ingénieurs pourraient être amenés à fixer leur adhésif sur des robots encore plus grands -- et donc plus puissants. "Si on s'accorde un peu plus d'espace, on peut arriver à des choses plutôt étonnantes", dit Christensen.


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