mardi 5 mai 2015

LES AIDES À LA PRESSE ONT COÛTÉ PLUS DE 2 MILLIARDS D’EUROS EN 2013

Montant des aides publiques à la presse française en 2013 : plus de 2 milliards d’euros. Le journal le plus subventionné est L'Humanité : 0,61 centime par exemplaire en 2013.

Article extrait du nouveau numéro des Enquêtes du contribuable, «Le grand scandale des aides aux entreprises», en kiosque. Vous pouvez également commander en ligne ce numéro. (3,50 €€).
La presse française reçoit chaque année plus de 2 milliards d’aides publiques. D’abord, des aides directes (aides à la diffusion, au pluralisme, à la modernisation) qui se sont élevées à 373 millions d’euros en 2013 (dont 120 millions pour les abonnements de l’État à l’AFP), d’après les crédits de paiements du projet de loi de finance 2013, qu’a analysés le financier et ex-journaliste Benjamin Dormann dans son essai «Ils ont acheté la presse» (Éditions Jean Picollec).

Le journal le plus subventionné est L’Humanité : 0,61 centime par exemplaire en 2013.

A ce montant, s’ajoute une ribambelle de soutiens indirects pour un montant de 1,9 milliard en 2013. Des aides fiscales, ensuite : l’État accorde à la presse un taux « super réduit » de TVA à 2,10 % sur les ventes, un régime spécial des provisions pour investissements (certaines dépenses peuvent être retranchées du bénéfice imposable des entreprises), et une exonération de taxe professionnelle.

Des aides sociales : exonération de charges sociales pour les vendeurs colporteurs, prise en charge de 50 % des cotisations assurance des correspondants de presse… Toujours prompts à se féliciter de la « justice » fiscale, les journalistes bénéficient d’un régime dérogatoire qui leur permet de déduire 7 650 euros par an de leur revenu imposable et d’un abattement de 20 % sur les cotisations sociales.

Des aides postales, enfin : 143 millions d’euros ont été versés en 2013 à La Poste pour la distribution de la presse « en zone peu dense ». La Poste a également touché la même année 470 millions pour compenser le déficit dû aux tarifs postaux préférentiels dont bénéficie la presse écrite. Ce trou financier est compensé par les contri- buables.


Les soutiens à la presse ont été créés au XIXe siècle afin d’encourager « la libre communication des pensées entre les citoyens ». On se demande quelle est leur légitimité actuelle, puisqu’à quelques exceptions près, tous les medias ânonnent aujourd’hui les mêmes versets du politiquement correct.

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