lundi 6 avril 2015

Directeur d'école pédophile: la bridille qui cache une jungle


On parle beaucoup de "pédophilie à l'école" en ce moment. Comme un paquet de fiente qui nous éclaterait à la figure. Ben oui: à force de minimiser, de nier, d'ignorer la réalité des abus sexuels commis contre les enfants, on n'est pas à l'abri d'un scandale. Alors que le gouvernement tente encore une fois de minimiser l'ampleur du désastre, moi je dis que ce n'est que la triste banalité dans un pays où les pédophiles sont bien mieux protégés que leurs victimes. 

 Ce directeur d'école pédophile particulièrement retors  a fini par donner des sueurs froides à nos gouvernants. Déjà condamné à une peine absolument dérisoire (6 mois de sursis) pour avoir téléchargé et visionné des vidéos de viols d'enfants, le type, père de famille, a pu continuer à violer des gamins dont il avait la responsabilité, et cela pendant des années.

On nous dit qu'on ne savait pas, que la condamnation n'a pas été transmise, qu'il y eu un bug en quelque sorte.

De choses l'une: soit on ignorait tout et il y a vraiment lieu de se poser des questions sur l'importance qu'on donne à la protection des mineurs dans ce pays, soit on savait et finalement on reste dans le schéma qu'on a connu depuis des années, c'est-à-dire la protection des pédophiles y compris dans l'éducation nationale. Très honnêtement, je penche pour la deuxième solution. On a connu des dizaines d'affaires, y compris très graves, dans lesquelles l'Etat a protégé des profs, des éducateurs et autres, au détriment des enfants.

On nous dira que c'est pour "ne pas faire de vagues", comme en Angleterre, mais je pense qu'il y a aussi beaucoup d'intérêts personnels qui se cachent derrière tout cela.

Mépris des victimes

Si certains parlent d' "omerta sur les abus sexuels contre les enfants", de "problème sociétal" qui font qu'on prend automatiquement les enfants pour des menteurs et qu'on ne les écoute pas, et cela depuis les flics jusqu'aux "experts" qui sortent l'arme fatale du Syndrome d'Aliénation parentale pour faire taire les victimes et les parents protecteurs, ce n'est certes pas pour rien...

Pourquoi ce type n'a-t-il pas été fiché alors qu'il travaille quotidiennement avec des mineurs? Et qu'il a carrément dit à un flic, lors de sa première audition en 2008 pour avoir téléchargé de la pédopornographie, qu'il "craignait" de passer à l'acte... Mais de qui se moque-t-on [1]?



Pourquoi ne risque-t-on QUE 2 ans de prison quand on télécharge les viols et tortures d'enfants? 

Pourquoi le fichage n'est-il pas obligatoire dans ce cas précis? Pourquoi n'a t-il pas eu l'interdiction de travailler auprès des mineurs? Pourquoi n 'a-t-il a pas eu d'inscription à son casier judiciaire? Pourquoi sa hiérarchie n'a-t-elle pas été prévenue [2]? 

Faut-il rappeler que derrière chacune de ces images, il y a un enfant victime et des proxénètes d'enfants? Que cela banalise ces horreurs, et qu'on a trop souvent entendu des pédos dire au tribunal que regarder ces images leur a donné des idées...

Et comment se fait-il que la justice se soit satisfaite d'un rapport d'expert psychiatre qui a estimé en 2008 que ledit directeur d'école, Romain Farina, n'était "pas dangereux"? D'ailleurs, l'enquête sur ses téléchargements avait démarré en 2006, et il a fallu un an et demi avant que la police ne l'entende. Il est même relâché car il a nié et qu'on ne trouve pas de traces de visionnage de pédoporno dans les ordinateurs de l'école!

Mais pas de bol, deux mois plus tard Farina est la cible d'un nouveau signalement d'Interpol et il est arrêté. Là, il admet regarder des vidéos pédopornos mais précise qu'il n'est pas attiré par ses jeunes élèves: "Non. J'ai encore ce frein moral, heureusement". Quelle blague! A l'époque, il avait déjà commencé à agresser des enfants de sa classe, d'après certaines plaintes. En tout cas, il se serait mis en arrêt maladie de 2008 à 2011.



"Un cas d'abus sexuel aurait notamment été enregistré sur un garçon aujourd'hui âgé de 10 ans dans un école de St Clair de la Tour où l'homme était en poste en 2011/2012. Un autre témoignage, accablant, émanerait d'une jeune femme, âgée aujourd'hui de 20 ans, et qui aurait été victime du pédophile. Il permettrait d'établir que les agissements de l'enseignant ont débuté très très tôt, à l'époque où il exerçait déjà dans le quartier des Minguettes à Vénissieux", nous dit France 3.

Finalement, ledit Farina a pu continuer son "atelier de goût" [3] tranquillement, demandant à être muté quand la situation commençait à se gâter. Les parents évoquent un homme "au double visage", capable de menacer les enfants d'aller en prison si jamais ils racontaient ce qu'il se passait en classe. Il aurait même réussi à cacher sa condamnation à sa femme! ... "Selon son avocat de l'époque, les juges savaient qu'il était directeur d'école, mais à aucun moment la question de son travail avec les enfants ne s'est posé", nous dit TF1....

Et le JDD nous apprenait le 29 mars que "En 2001 déjà, la justice s'était penchée sur la personnalité trouble de Romain Farina, mais l'affaire avait été classée sans suite".

Car oui je vais donner un scoop aux juges et experts chargé de s'occuper du cas des pédophiles: les pédophiles, ça ment! Ca ment même beaucoup et c'est très malin pour se sortir d'affaire et passer pour une victime. Il est absolument aberrant de tenir davantage compte de la parole de ces accusés que de celle des victimes potentielles.

J'ai calculé qu'en France un enfant victime a à peine une chance sur 16 de voir son agresseur condamné après qu'il ait porté plainte. C'est encore pire que pour les adultes, et on sait à quel point il est déjà difficile pour les femmes adultes de se faire entendre à ce niveau-là.

Au lieu de faire des auditions d'enfants victimes sur le modèle préparé par des pédophiles comme Ralph Underwager ou Richard Gardner, peut-être qu'il serait bon de remettre les choses à plat, de comprendre comment il faut entendre les enfants, comment les faire parler même si ce qu'ils disent est "impensable", comment évaluer autrement les "preuves" pour éviter de passer quasiment à chaque fois à côté d'un agresseur d'enfants.

Routine



En 2013, l'affaire Marcel Lechien avait déjà défrayé les chroniques: un instit avait été envoyé en correctionnelle et condamné à 5 ans de prison pour de multiples "agressions sexuelles" de mineurs âgés de 6 à 8 ans, entre 1986 et 1995. Il avait déjà été condamné en 2004 aux assises à quinze ans de prison pour 3 viols et 36 agressions sexuelles sur des enfants. Cela fait beaucoup.

Aucun enfant n'aurait parlé? Ou alors ne les a-t-on pas écoutés? Il manque certainement beaucoup de victimes puisqu'on n'a pas pris la peine de tenter un recensement. Car, Lechien choisissait les enfants les plus vulnérables, évidemment.

Ce déni n'est donc pas une nouveauté. Personne ne veut voir, même pas les parents. Le père d'une des probables victimes de Farina explique pourquoi il culpabilise de toute cette affaire: "Parce que je comprends désormais pourquoi, parfois, ma fille ne voulait pas aller à l'école. Elle disait qu'elle avait la boule au ventre. Elle faisait aussi un blocage sur certains aliments. D'autres enfants de la classe s'étaient remis à faire pipi au lit. Mais personne n'a su détecter ces signaux".

Il faut dire que manifestement, Farina était impliqué dans la vie locale: on le retrouve candidat aux municipales en 2008 sur la liste socialiste  à Les Avenières, en Isère, et en 2014 il était sur la liste divers gauche de Saint-Georges. Qui aurait pensé qu'il pouvait faire du mal à des gamins? 

On notera aussi qu'aucun média commercial n'a donné cette info, qui n'est pourtant pas bien difficile à vérifier. Et peu d'entre eux ont donné son nom alors qu'il a avoué.

Et pourquoi Najat Vallaud-Balkacem, qui dit vouloir prendre les choses en main, ne donne-t-elle pas toutes les affectations de ce "directeur pédophile", et son nom, pour que les parents puissent savoir si leur enfant s'est trouvé en sa présence?

Quelques jours après l'affaire Farina, un autre prof qui a téléchargé et regardé des vidéos de viols de fillettes a ramassé 18 mois de sursis. S'il avait été jugé deux semaines plus tôt, il aurait sûrement pris moins cher.


Toutefois, on a aussi entendu un autre prof pédophile dire qu'il avait, lui, "arrêté" de regarder de la pédopornographie depuis q'uil a été condamné pour cette raison (sans avoir l'interdiction de travailler avec des mineurs), et qu'il flippe d'être victime d' "une chasse aux sorcières" (car oui: dès qu'il s'agit de tenir un tout petit peu compte de la parole des victimes, on nous sort l'accusation de "chasse aux sorcières" ce qui n'a bien évidemment rien à voir mais est tellement pratique pour se victimiser).
Et de conclure, avec un chantage affectif si propre aux pervers: "Si je me fais virer, il est certain que je me suiciderai". Mais ne rêvez pas: il ne le fera jamais.``

Latifa Benari, présidente d'une association d'aide aux pédophiles, l'Ange Bleu, poursuit avec cette victimisation des pervers: "En une semaine, j’ai reçu quatre témoignages d’enseignants et d’éducateurs dans le même cas de figure et qui sont aujourd’hui en état suicidaire". Quant au journaliste, il parle de "début de psychose". Comme d'habitude, on nage dans un océan de complaisance visqueuse avec les pédophiles.

Après tout, on a bien eu un ministre qui a écrit "La Mauvaise Vie", bouquin dans lequel il décrit des actes sexuels avec des gamins de pays pauvres, on a bien eu Jack Lang pour qui la "sexualité puérile" est un "continent interdit" à explorer, on a Matzneff, Polac, Cohn-Bendit... C'est tellement banal, tellement pas grave.

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Sauf qu'un jour il faudra bien payer la note pour toutes ces victimes aux enfances, et parfois aux vies bousillées.Si on fait le ménage dans l'Education nationale, les services sociaux, l'Eglise, on va vite se rendre compte que la pédocriminalité est devenue un véritable problème de santé publique. Autant parce que plus de 90% des pédophiles ne sont jamais inquiétés, autant parce que les victimes, extrêmement nombreuses, subissent durant longtemps les conséquences des viols et/ou agressions subis.


[1] Il aurait dit: "Je n'ai jamais eu de relations avec des mineurs. Je ne peux pas le concevoir mais je peux le craindre"...  Ah mais rien de grave! Pourquoi aller l'embêter avec une chose aussi dérisoire que la protection des mineurs?
[2] D'autant que depuis 2001, une dépêche de la chancellerie oblige les procureurs à prévenir la hiérarchie des fonctionnaires des poursuites et condamnations dont ils font l'objet.

[3] Lors de ces "ateliers", les enfants avaient les yeux bandés et devaient goûter différentes choses. Farina en profitait pour leur mettre son sexe dans la bouche. "Cet homme est un manipulateur. Il a aussi violé des enfants dans son bureau et à la bibliothèque, où il emmenait ses victimes préférées, pendant que l'auxiliaire de vie scolaire surveillait la classe. Je m'interdis de raconter ce qu'il se produisait alors, tant ces actes dépassent l'entendement. A plusieurs reprises, certains enfants ont refusé de participer aux ateliers. L'enseignant convoquait alors les parents, insistant sur l'importance de sa pédagogie et allant même jusqu'à leur demander s'il n'y avait pas un problème à leur domicile.", a expliqué le père d'un élève.

1 commentaire:

  1. Anonyme6.4.15

    Saleté de peuple de masse débile, à ca pour defiler pour des conneries ils savent faire mais pour defiler contre les politiques pedophiles ya personne, allez tous vous faire foutre le peuple inculte et debile!

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