mercredi 1 avril 2015

Cette nouvelle technologie d’impression à la demande pourrait sauver l’industrie de l’édition et contrer Amazon


Alors qu’Amazon menace le marché de l’édition avec ses livraisons rapides et ses prix compétitifs, deux maisons d’édition françaises, La Martinière et Les Presses Universitaires de France (PUF), ont présenté deux machines grâce auxquelles les lecteurs peuvent imprimer une copie d’ouvrage en temps réel. L’une de ces machines, L’Expresso Book Machine, se base sur une technologie américaine développée depuis plus de 10 ans, écrit Worldcrunch.



A l’aide de celle-ci, il est possible d’imprimer à la demande un livre de 220 pages en seulement 7 minutes. Il est également possible d’ajouter des messages personnels dans l’ouvrage, d’agrandir la police d’écriture ou encore d’apposer le nom du lieu où le livre a été imprimé.

Cette technologie représente l’outil idéal pour les maisons d’édition. Plus de 30.000 livres sont publiés annuellement mais ce chiffre diminue chaque année de 5 à 6%, explique Les Echos. Outre la suppression pour les libraires et éditeurs des problèmes de stockage, des frais de fabrication, de livraison et de transports, l’Expresso Book Machine respecte l’environnement et constitue une solution durable pour la problématique de la production de papier. Un des nombreux avantages de cette machine est sa taille. Son prix est actuellement de 90.000 dollars, soit un peu plus de 83.000 euros. Cependant, pour les professionnels qui ne disposent pas de cette somme, cette machine peut être louée pour 250 euros par mois, explique le quotidien La Montage. Par ailleurs, un modèle économique a été développé pour que le libraire touche en retour 33% du prix de vente du livre imprimé dans sa librairie.

Pour Hubert Pédurand, responsable du programme Ireneo qui se charge des licences européennes de cette technologie, l’Expresso Book Machine est en quelque sorte le YouTube des écrivains qui permet « de matérialiser tout ce qui est dématérialisé sur Internet ». Cette technologie pourrait ainsi représenter un coup de pouce aux libraires et aux maisons d’édition. Selon Frédéric Mériot, directeur général des PUF, cette solution pourrait donner lieu « à la revanche du papier sur le numérique » dans un monde qui devient de plus en plus virtuel.

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